<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826</id><updated>2012-02-16T11:49:59.219+01:00</updated><title type='text'>Les mots</title><subtitle type='html'>Parce que je les cherche sans cesse, ces mots qui me parlent, qui vous parlent. Parce qu'à présent j'ai envie de partager avec vous ceux que j'ai trouvés.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>16</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-902888884131141530</id><published>2011-08-10T21:58:00.001+02:00</published><updated>2011-08-10T21:58:40.128+02:00</updated><title type='text'>Apprentissage (8)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les  deux hommes sursautèrent et brandirent aussitôt leurs couteaux, pour les  rabaisser aussi vite, une expression de surprise sur le visage.&lt;br /&gt;   - Leanora !&lt;br /&gt;- Mais qu'est-ce que tu fais au milieu de la forêt? Ne me dis pas que tu t'es perdue.&lt;br /&gt;- Ils ne t'ont quand même pas envoyé prendre de nos nouvelles, c'est de la folie !&lt;br /&gt;Voyant  les larmes remplir les yeux verts de la fillette, les deux hommes  cessèrent le flot de questions pour tenter de la calmer.&lt;br /&gt;   - Allons allons, ce n'est pas grave, on ne va pas te gronder&lt;br /&gt;- Syln peut-être un peu, il doit s'inquiéter...&lt;br /&gt;- Tout le monde sera content de te voir rentrer, et puis tu nous as trouvé.&lt;br /&gt;- Un vrai coup de chance, tu aurais aussi bien pu tomber sur un ours ou un loup.&lt;br /&gt;   - Val ?&lt;br /&gt;- Oui ?&lt;br /&gt;- Veux-tu bien te taire ! Tu vois bien que la petite est terrorisée !&lt;br /&gt;- Oh... Pardon Lea.&lt;br /&gt;Désespérément,  Leanora tentait de contrôler le flot de ses larmes pour expliquer aux  deux chasseurs la raison de sa présence ici, mais à l'idée de leur  annoncer qu'elle était la seule survivante du village, que la femme de  Val et son garçon avait été tué, que la mère d'Eston, le deuxième  chasseur, avait elle aussi succombée dans l'attaque, elle se sentit  envahit d'une douleur sans fin qui la fit hoqueter de plus belle,  incapable de prononcer un mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Val était un homme dans la force de l'âge. Bien que pas très futé,  c'était un excellent chasseur à qui rien ne faisait peur. Selon Enyn, il  avait été le premier à attaquer l'ours qui le menaçait, et Leanora  avait beaucoup d'admiration pour lui. Elle avait toujours pensé que si  son père était sans aucun doute l'homme le plus fort du village, Val  était presque aussi fort que lui. Il dépassait tous les hommes du  village d'une bonne tête, et adorait jouer de ses muscles dès que  l'occasion s'en présentait, que ce soit lors des fêtes saisonnières ou  pour aider à des tâches difficiles. Dans l'esprit de Leanora, Val était  l'image même de la sécurité.&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;   Eston lui était petit et râblé, et à presque cinquante ans ses cheveux  avait pris une teinte grisonnante. Leanora ne l'avait jamais connu marié  et l'homme taciturne et solitaire lui avait toujours fait un peu peur.  Son père disait souvent qu'Eston était le meilleur traqueur qu'il ai  connu, qu'aucune piste ne pouvait lui échapper et qu'avec lui on était  sûr de ramener du gibier. La fillette n'avait vu l'homme s'animer que  lorsque qu'il parlait des animaux, décrivant leurs habitudes, leurs  tanières, la façon de reconnaître leurs traces. Elle avait toujours  adoré écouter ses histoires de chasse, lorsqu'il voulait bien en  raconter une, tant elles foisonnaient de détails que les autres  chasseurs ne donnaient jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux hommes avaient entraîné la fillette un peu à l'écart du  chemin, et assis l'un sur un rocher, l'autre sur une souche, ils  attendaient patiemment qu'elle se calme pour pouvoir raconter ce qu'elle  faisait au milieu de la forêt. Lorsqu'enfin ses pleurs s'espacèrent,  Val lui tendit sa gourde en peau et Leanora but quelques gorgées pour  achever de se calmer. Elle craignait plus que tout ce qui allait suivre,  mais elle savait qu'il n'y avait plus qu'elle pour raconter aux deux  hommes ce qui était arrivé au village. &lt;/span&gt;    &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;  - Et les autres chasseurs?&lt;br /&gt;Elle avait posé la question, craignant la  réponse : et s'ils étaient rentrés et qu'eux aussi étaient à présent  tous morts? Et s'il ne restait plus qu'eux trois? La réponse lui tira un  soupir de soulagement :&lt;br /&gt;  - Ils sont tous à la grotte, Nolan s'est cassé la jambe. Nous étions en route pour trouver ta mère.&lt;br /&gt;- Non !&lt;br /&gt;Le  cri de pur frayeur était sorti sans qu'elle puisse le retenir, et ses  yeux passaient d'Eston à Val, dans une course affolée, comme pour  s'assurer qu'aucun des deux hommes ne se levait pour reprendre le chemin  du village. Tout deux se regardait interloqués, ne comprenant pas  l'affolement de la fillette.&lt;br /&gt;  - Allons Lea, je te l'ai dis, personne ne va te gronder.&lt;br /&gt;- Ce n'est pas ça, c'est juste...&lt;br /&gt;Des larmes de nouveau plein les yeux, elle regardait les deux hommes avec désespoir, incapable encore de tout raconter.&lt;br /&gt;  - C'est juste... Il faut qu'on aille à la grotte, il faut que vous veniez avec moi !&lt;br /&gt;- Mais enfin qu'est-ce qui...&lt;br /&gt;- S'il te plaît Eston, c'est que je ne pourrais pas raconter ça deux fois tu vois, c'est trop...&lt;br /&gt;  - Trop quoi? Expliques toi donc, je ne comprends rien.&lt;br /&gt;Un grand  silence tomba entre eux trois, alors que les deux hommes tâchaient de  deviner ce qui pouvait bien mettre la petite Leanora dans un tel état.  Jamais ils n'avaient vu la fillette aussi désespérée et affolée, pas  même lors de l'attaque de l'ours, et ils sentaient bien que quelque  chose de grave était arrivé.&lt;br /&gt;  - Lea, qu'est-ce qui s'est passé?&lt;br /&gt;- S'il te plaît, ne me fais pas raconter, il faut qu'on aille à la grotte.&lt;br /&gt;- Lea...&lt;br /&gt;-  Non, non ! C'est horrible, trop horrible, je ne pourrais pas raconter  encore, alors... Il faut que tout le monde soit là tu comprends?&lt;br /&gt;  Comprenant qu'il ne la ferait pas changer d'avis, Eston était en train  de calculer le temps qu'il leur faudrait pour faire l'aller-retour  jusque la grotte, puis retourner au village chercher la guérisseuse. Il  ne pouvait pas laisser Nolan souffrir trop longtemps sans raison, mais  la peur qu'il lisait depuis tout à l'heure sur le visage ravagé par les  larmes avait éveillé chez lui une angoisse sourde, que Val exprima avant  lui :&lt;br /&gt;  - Eston, je crois qu'on devrait l'emmener à la grotte, ça a l'air important.&lt;br /&gt;- Oui... Oui bien sûr, allons à la grotte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après  environ deux heures de marche à bonne allure, la petite troupe arriva  en vue de la grotte sacrée, où une dizaine d'hommes s'affairaient pour  monter un campement provisoire. Tous s'arrêtèrent pour les regarder en  les entendant approcher. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;  - Et bien, vous avez fait vite !&lt;br /&gt;- Et qui est avec vous?&lt;br /&gt;- C'est la petite Leanora non?&lt;br /&gt;- Ce n'est pas sa mère que vous deviez ramener?&lt;br /&gt;Mais  alors qu'ils approchaient, tous se turent en voyant le visage sérieux  de leur deux camarades, et les yeux rougis de la fillette qui les  accompagnait. Eston en profita pour prendre des nouvelles du blessé, qui  lui apprit-on, se reposait au bord de la grotte et semblait ne pas trop  souffrir. Aussitôt, Leanora se dirigea d'un pas décidé dans cette  direction, certaine de ne plus pouvoir reculer à présent, rassurée un  peu de toutes ces présences familières. Elle entendit que dans son dos,  Eston et Val demandait à tout le monde de la suivre, et bientôt tous se  retrouvèrent aux abords de la grotte sacrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grotte sainte n'était en fait qu'une petite cavité creusée dans  la roche calcaire. Tout au plus aurait-elle pu abriter 2 hommes de la  pluie, et encore ne pourraient-ils pas y rentrer debout. Ce qui rendait  cette grotte sacrée au yeux de tout le village, c'était le signe de  l'Esprit Saint que la roche dévoilait au fond de la cavité. &lt;/span&gt;   &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;  Adossé contre la paroi rocheuse, Nolan fut tiré de sa somnolence en  entendant tous les chasseurs approcher, et regarda un long moment  Leanora avant que son esprit embrumé par un début de fièvre ne se  demande ce qu'elle faisait là. Prenant soudainement conscience de son  air grave, il fit un effort pour se redresser et concentrer son esprit  sur ce qui se passait. Tous les chasseurs s'étaient remis à parler en  même temps, cherchant à comprendre la raison du retour précipité de Val  et d'Eston.&lt;br /&gt;  Leanora elle s'était assise à côté de Nolan et elle regardait à présent  tous les chasseurs d'un air grave, attendant simplement qu'ils n'aient  plus de question à poser. Mais finalement, c'est justement son air si  sérieux qui poussa tous ces hommes à se taire un à un, après quelques  réponse de Val expliquant que la fillette avait quelque chose  d'important à leur dire. Et alors que tous se tournaient vers elle,  Leanora pris une grande inspiration et se lança.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle raconta la partie de cache-cache, puis l'arrivée de son père,  qu'elle avait vu effrayé pour la première fois de sa vie, puis sa mère  qui les avait rejoins, et son père qui après s'être absenté quelques  minutes prononça les terribles paroles. Elle raconta la fuite vers la  maison, la barricade improvisée, et l'ordre de se cacher. Lorsqu'elle  arriva à la description de la scène qu'elle n'avait qu'entendu, sa voix  se mit à trembler, et elle dût faire une pause avant de pouvoir  continuer. Elle expliqua alors sa fuite dans la nuit, et la poursuite  des créatures, le refuge secret près du ruisseau, et enfin, sa décision  de venir ici, en espérant les trouver. &lt;/span&gt;   &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;  Au fur et à mesure de son récit, la couleur avait quitté le visage de  certains, alors que les mots prenaient leur sens. D'autres encore la  fixait d'un air incrédule, refusant de croire le récit de la fillette,  mais ne pouvant faire abstraction de la réalité de ses larmes. Le  premier à s'exprimer fut Val, qui refusait de croire que sa femme et son  fils, qu'il aimait plus que tout au monde, puissent être morts.&lt;br /&gt;  - Allons Lea, tu ne les as pas vu n'est-ce pas?&lt;br /&gt;Devant l'air interrogatif de la fillette, il rajouta :&lt;br /&gt;-  Ma femme, mon fils... Tomy, il ne peut pas être... Tu ne l'as pas vu,  alors je suis sûr qu'il est encore en vie. Ils ont dû s'enfuir eux  aussi, et bientôt ils nous rejoindrons ici.&lt;br /&gt;  - Et puis qui pourrait bien nous avoir attaqué? Notre petit village n'intéresse personne.&lt;br /&gt;- Mais taisez-vous donc !&lt;br /&gt;Tous  se tournèrent avec surprise vers Eston, étonnés de voir la colère  embraser le visage de cet homme habituellement maître de ses émotions.  L'homme se tourna vers Leanora et la désigna d'un geste de la tête.&lt;br /&gt; - Vous pensez vraiment cette enfant capable d'inventer une histoire pareille?&lt;br /&gt;- Non mais...&lt;br /&gt;- Vous pensez sincèrement que Syln aurait prononcé ces terribles mots s'ils n'étaient pas véridiques?&lt;br /&gt;Cette  fois, personne ne répondit à la question, mais tous s'observait, comme  espérant que quelqu'un mette en doute cette vérité énoncée par le maître  menuisier à sa femme et à sa fille.&lt;br /&gt; - Bon, maintenant réfléchissez un peu, quel humain ne fait pas de feu  pour s'éclairer, se réchauffer et se nourrir? Quel humain est capable de  voir depuis l'autre bout du village et dans l'obscurité de la nuit une  ombre minuscule qui se faufile? Quel humain pousse un cri animal à vous  glacer le coeur?&lt;br /&gt; - C'est que, tu sais bien, on ne connait pas tous les gens de ce monde, alors peut-être bien que quelque part, il y a...&lt;br /&gt;- Allons Val, qui donc Syln aurait-il qualifié de créatures du démon?&lt;br /&gt;Personne  ne voulut répondre à cette dernière question. Aucun des hommes  présents, tous chasseur aguerris, n'osa prononcer le nom maudit.  Pourtant, il était sur toutes les lèvres.&lt;br /&gt; - Ce sont les vifs-morts n'est-ce pas?&lt;br /&gt;A moitié terrassé par la  fièvre, Nolan avait oser les nommer, mais surtout parce qu'il était  persuadé que dans son délire, il avait mal compris. Pourtant, aucun de  ses compagnons de chasse ne le détrompa. Le mot prononcé, ils n'avaient  plus d'autre choix que d'y faire face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que l'histoire de l'invasion des terres saintes par des êtres  qui n'étaient plus vivants remonte à des générations en arrière, le  souvenir en était particulièrement vif pour tous les habitants du petit  village. Lorsque la victoire avait été arrachée de justesse à ces êtres  contre-nature des centaines d'années plus tôt, les royaumes avaient d'un  commun accord décidé d'installer des guetteurs face à l'île sombre,  afin de prévenir toute nouvelle attaque. Au fur et à mesure que le temps  passait, la garnison s'était transformée en un petit village, qui  grossit à mesure que les gens oubliaient la menace passée. Malgré cela,  le village n'avait jamais oublié car chaque fête était une occasion de  rappeler à tous l'histoire et la mission de leur village, bien que tous  furent persuadés que jamais pareille menace ne resurgirait. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours assise à côté de Nolan, Leanora écoutait de toute ses  oreilles. Elle avait entendu maintes fois les contes du passé, mais ce  n'était pour elle que des histoires. Comment des gens morts  pouvaient-ils soudain se remettre à marcher et à attaquer d'autres gens.  Pourtant, la panique qu'elle entendait dans la voix de Val, et de tous  les autres chasseurs, était bien réelle. Tout ces hommes si fort, à qui  même pas un ours qui faisait deux fois leur taille n'avait fait peur,  semblait à présent aussi terrorisés qu'elle l'était. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt; A présent qu'ils étaient sûr de l'ennemi qu'ils avaient à combattre, les  chasseurs discutaient de la conduite à tenir. Certains, les plus  nombreux, proposaient d'aller aussitôt au village pour venger femmes et  enfants, et pour s'assurer qu'il n'y avait vraiment aucun survivant,  d'autres voulaient fuir plus profond dans la forêt, mais finalement tous  se turent quand Eston prit la parole, car il était devenu à ses dépends  le chef de la petite troupe. Regardant Val et ceux qui s'étaient  exprimés pour retourner au village, il demanda :&lt;br /&gt; - Que ferez-vous, une fois au village, quand face aux gens que vous avez  connu, face à vos femmes et peut-être vos enfants, vous vous rendrez  compte que ce ne sont plus les gens que vous avez aimé, mais des pantins  dans ses mains à lui? Dis moi Val, sauras-tu frapper ta femme pour  l'empêcher de te tuer?&lt;br /&gt; Le grand homme baissa les yeux sans répondre, car tous connaissaient la réponse à cette question.&lt;br /&gt;Se tournant vers ceux qui voulaient se cacher dans la forêt, il continua :&lt;br /&gt;-  Et comment dormirez-vous terrés au milieu de la forêt, en sachant qu'à  quelques lieux de là un autre village se fait dévaster, que des familles  entières se font tuer pour servir de marionnettes à cet être abject?&lt;br /&gt; Là encore personne ne répondit, et tous eurent la décence de prendre un visage contrit. Alors Eston conclut :&lt;br /&gt;-  Non, ce qu'il faut faire, c'est prévenir les gens, c'est se rendre au  plus vite à la capitale et alarmer le chandelier, c'est courir dans les  villages voisins et leur dire de fuir. Et quelqu'un devra emmener Nolan  et Lea en lieu sûr. Ce qu'il faut faire, c'est accomplir le devoir de  nos ancêtres. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-902888884131141530?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/902888884131141530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=902888884131141530&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/902888884131141530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/902888884131141530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2011/08/apprentissage-8.html' title='Apprentissage (8)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-518486634666758860</id><published>2011-08-06T13:59:00.002+02:00</published><updated>2011-08-09T16:25:27.519+02:00</updated><title type='text'>Apprentissage (7)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un rayon de soleil tira la fillette du sommeil plusieurs heures après,  pourtant elle avait l'impression de n'avoir dormit que quelques minutes.  Le sol dur de la petite grotte ne l'avait pas gênée tant qu'elle  dormait, mais alors qu'elle s'étirait, elle sentit les courbatures  qu'elle lui devait.&lt;br /&gt;Sa fuite précipitée du village et l'épuisement lui avait fait oublier sa  soif pendant ces quelques heures, mais sa gorge douloureuse et sa  bouche sèche lui rappelèrent qu'elle était assoiffée. De sa cachette,  elle pouvait entendre le ruisseau qui coulait à quelques pas de là,  l'attirant irrésistiblement. Mais la peur était toujours la plus forte,  et elle n'osait s'aventurer à découvert. A la place, elle sortit une  pomme de son sac, et mordit dedans de toute ses dents, aspirant le jus  sucré qui en coulait.&lt;br /&gt;Le fruit frais apaisa quelque peu sa soif et son estomac. Elle hésita un  instant à manger également un morceau de la viande qu'elle avait  emmené, mais elle se dit que les lamelles fortement salée ne ferait que  raviver sa soif.&lt;br /&gt;Incapable de tenir en place, mais n'ayant toujours pas le courage de  s'aventurer à l'extérieur, Leanora fit rapidement le tour de sa cachette  pour rassembler au centre tout ce qu'Enyn et elle y avait caché au fil  du temps, puis entreprit d'en faire le tri. Cette tâche avait au moins  l'avantage de lui occuper l'esprit. Elle récupéra son arc, cadeau  d'Enyn, et avec lequel elle s'entraînait depuis le début du printemps. A  présent, elle ne ratait presque plus jamais les cibles désignées par  son ami. Ensuite, elle rassembla dans son carquois ses flèches et celle  de son camarade, consciente, alors que les larmes jusque là refoulées  coulaient sur ses joues, qu'il n'en aurait plus jamais besoin. Puis elle  plia la couverture dans laquelle elle avait dormi en un petit carré  serré, afin de la faire rentrer dans son sac. Elle hésita un instant, se  demandant si elle devait prendre son épée de bois, que le père d'Enyn  avait fait rien que pour elle, à la demande de son fils. Mais elle se  rendait compte que l'épée d'entraînement ne ferait certainement pas fuir  son ennemi. Cet ennemi, qui pour elle prenait toujours l'image de cet  ours gigantesque que les avait attaqués dans la forêt plus tôt cet été  là, et dont même son père, l'homme le plus fort qu'elle connaisse,  n'avait pu venir à bout. De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues  alors qu'elle pensait à son père. D'autres images défilèrent alors dans  son esprit, souvenirs de ces moments si plein de bonheur et de joie  qu'ils rendaient l'idée de son désespoir actuel iréelle et impossible.&lt;br /&gt;Comment un tel bonheur aurait-il pût disparaître aussi facilement, comme  une bougie que l'on souffle, ne laissant qu'un mince filet de fumée  pour souvenir de la chaude flamme. Et alors que ce désespoir déferlait  sur elle comme une vague immense, la fillette ne pût contenir plus  longtemps ses larmes, et tout son corps fut secoué de soubresauts alors  que l'eau salée s'échappait à flot de ses yeux. Finalement, au bout de  longues minutes, ses hoquets de tristesse finirent par se calmer et  épuisée, elle s'allongea à même le sol, la tête sur son sac, avant de  sombrer dans le sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'elle se réveilla, la nuit était tombée et ses yeux mirent un  peu de temps à s'habituer à l'obscurité. S'approchant de l'entrée, elle  remarqua alors que le sol était humide, et se dit qu'une averse avait dû  tomber pendant qu'elle dormait. L'idée de l'eau fraiche fit revenir de  plus belle sa soif au premier plan de ses pensées, et elle s'en voulu de  ne pas avoir pensé à laisser un récipient devant la grotte pour  récupérer l'eau de pluie. Néanmoins, l'obscurité rassurante et sa soif  tenace la décidèrent finalement à s'avancer au dehors de son repère, en  direction du petit ruisseau. Elle refit le chemin inverse de la veille à  travers la végétation, qui, alourdit par la pluie, s'était refermée un  peu plus sur le passage, obligeant Leanora à avancer pliée en deux pour  éviter les ronces.&lt;br /&gt;Elle repéra finalement l'orée et le ruisseau, dont l'eau scintillait à  la lumière blanche de la lune. Levant les yeux, elle regarda le disque  rond qui renvoyait une lumière laiteuse.&lt;br /&gt;- C'est la lune sainte ce soir. J'ai oublié de faire mes dévotions.&lt;br /&gt;Cette pensée pieuse eut l'étrange effet de calmer ses dernières  frayeurs, et avec circonspection, elle s'avança à découvert, prête à  bondir à la moindre alerte, mais rien ne troubla la tranquillité de la  nuit, et enfin la petite fille put étancher sa soif dévorante. Elle  avala avec délice de longue goulée d'eau fraiche, manquant s'étouffer  dans sa précipitation. Enfin désaltérée, Elle remplit la petite gourde  en peau qu'elle avait trouvée en fouillant dans la grotte. Puis elle  cueillit les quelques framboises qui avaient survécut à ses visites  précédentes et les mangeât avec gourmandise, se délectant du goût sucré.  Après une dernière gorgée d'eau, elle retourna dans son refuge pour y  attendre l'aube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu'elle se sentit en sécurité dans le refuge qu'elle avait  découvert avec son ami deux ans auparavant, Leanora se refusait à rester  aussi proche de son village. Surtout, elle ne voulait pas rester seule.  Seule, elle était perdue, elle ne savait que faire. Elle n'était qu'une  petite fille, et elle pouvait bien se l'avouer, jamais elle n'avait été  aussi terrorisée de toute sa vie. Elle pensait avec espoir aux  chasseurs, qui n'étaient pas là lors de l'attaque du village, qui  peut-être, étaient quelques part dans cette partie de la forêt, espérant  toujours être rejoint par les survivants. Elle avait réfléchit un long  moment à l'endroit où elle devrait se rendre pour avoir le plus de  chance de les retrouver, et un seul endroit lui était venu à l'esprit :  la grotte sainte.&lt;br /&gt;Depuis toujours, c'était l'endroit où le village se rendait en temps de  crise. Que les récoltes soient mauvaises, que les animaux échappent au  contrôle des gardiennes, et ils s'y rendaient tous pour prier l'Esprit  Saint et lui demander protection et force. Lorsque qu'un tremblement de  terre avait rendu l'abord de la falaise dangereux, ils s'étaient  réfugiés vers la grotte dans des huttes temporaires, le temps que la  juste colère de l'Esprit se calme en voyant les offrandes apportées  chaque jour par les villageois.&lt;br /&gt;Aussi, dès que les premiers rayons du soleil se firent sentir à travers  le feuillage, Leanora se leva avec résolution. Prenant son carquois et  son arc sur une épaule, elle fit glisser la bretelle de son sac sur  l'autre, puis, après un dernier regard circulaire sur son refuge, elle  courba la tête et se faufila une dernière fois au milieu de la  végétation.&lt;br /&gt;A l'approche de la sortie du tunnel végétal, elle jeta des coups d'œil  prudents alentour, surveillant tout les mouvements qui lui paraissait  suspect, jusqu'à être sûre que seule la faune locale et le vent faisait  bruisser les feuilles. Enfin, elle s'engagea à découvert, pour se figer  aussitôt en entendant un bruit sur sa droite. Elle ne pût retenir un  soupir de soulagement en voyant qu'il venait d'un écureuil qu'elle avait  fait fuir. Après un dernier regard en direction de son village, qu'elle  ne pouvait même pas deviner aussi loin dans la forêt mais qu'elle  imaginait très bien, elle tourna résolument le dos pour suivre le  ruisseau vers l'aval.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne s'était pas rendu très souvent à la grotte sacrée, et les  premières fois elle était bien trop jeune pour s'en souvenir. Aussi  avait-elle quelques doutes sur le trajet à suivre. Elle se souvenait  qu'ils partaient tous dès l'aube, et que le soir tombait lorsqu'ils  arrivaient à la grotte. Ils remontaient toujours un long moment en  suivant le ruisseau, et chaque fois elle et Enyn retenaient leur souffle  alors qu'ils passaient devant l'entrée de leur refuge, mais personne ne  l'avait jamais découverte. Vers midi, alors que le soleil était à son  zénith, ils bifurquaient et s'enfonçaient dans la forêt, suivant un  sentier à peine visible. La crainte de Leanora était de manquer cette  bifurcation. Elle ne s'était jamais inquiétée de prendre des repères  lorsqu'ils se rendaient à la grotte, se contentant de suivre les  adultes, ou plutôt de courir d'un bout à l'autre de la colonne. Elle  avait songé un instant à bifurquer au hasard dès qu'elle verrait le  soleil au zénith, mais elle ne partait pas du village, et elle n'était  pas sûre de marcher à la même allure que les adultes lorsqu'ils s'y  rendaient. Aussi, elle comptait surtout sur ses yeux pour repérer le  sentier, et après avoir marché pendant environ deux heures d'une bonne  allure, elle s'arrêta un instant pour boire au ruisseau, puis repris son  chemin, cette fois en scrutant avec attention la forêt à sa droite.  Après encore une heure de marche, les yeux irrités à force de scruter à  toute force la pénombre de la forêt, elle était persuadée d'avoir  dépassée le chemin sans le voir. Elle ne reconnaissait rien, et en même  temps, tout lui paraissait familier, tant la forêt était semblable en  tout endroit.&lt;br /&gt;Elle s'arrêta de nouveau pour boire, regardant le chemin qu'elle avait  suivi jusque là, se demandant si elle devait faire demi-tour. Elle  sentait son cœur battre à tout rompre, et l'affolement l'envahir à  nouveau, alors qu'elle s'imaginait perdue au milieu de la forêt, sans  plus rien à manger. Puis elle se reprit, elle pouvait toujours suivre le  ruisseau en sens inverse, et retourner dans la grotte. Et puis elle  avait toujours dans son sac la réserve de viande sèche. A ce moment, son  attention fut justement attiré vers son sac, qu'elle avait posé non  loin de là avant de venir boire au ruisseau, et duquel s'échappait des  grognements étouffés. S'approchant, elle repéra une queue et un derrière  qui se dandinait, et elle poussa un cri de surprise, qui eu pour effet  de faire aussitôt reculer l'animal, révélant alors le reste de son corps  et sa gueule, jusque là enfoncés dans le sac de la fillette. Découvrant  le glouton, qui tenait dans sa gueule une bonne partie de sa réserve de  viande, Leanora recula instinctivement. Mais voyant le charognard  s'enfuir avec son butin, elle attrapa aussitôt ses affaires et se lança  sans réfléchir à sa poursuite : il fallait qu'elle reprenne la viande,  elle allait mourir de faim sinon, c'était tout ce qui lui restait.&lt;br /&gt;Suivant les grognements qu'elle entendait dans les buissons, repérant de  temps en temps une queue poilue qui s'enfuyait, Leanora suivait  désespérément l'animal, lui criant de s'arrêter et de lui rendre la  viande. Finalement, à bout de souffle, la lanière de son sac lui cuisant  l'épaule, elle s'arrêta près d'un arbre, cherchant à repérer son  voleur, mais à part un dernier grognement lointain qu'elle ne sut  situer, elle fut incapable de retrouver sa trace. Des larmes de rage  plein les yeux, la petite fille s'adossa à l'arbre pour reprendre son  souffle. Elle s'en voulait de ne pas avoir fait attention, et de ne pas  avoir su rattraper le glouton, tout en se disant qu'elle n'aurait pas pu  lui reprendre son butin même si elle l'avait rattrapé. Son père l'avait  toujours mise en garde contre ces charognards, les pires de tous selon  lui.&lt;br /&gt;Elle avait souvent vu sa mère en chasser à coup de balai de la maison,  dans laquelle ils ne craignaient pas de s'introduire pour voler de la  nourriture. Sa mère détestait les gloutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'elle se  calmait, Leanora regarda autours d'elle. Elle n'avait pas du tout fait  attention à la direction qu'elle avait suivi pour poursuivre l'animal,  et la crainte qu'elle avait eu plus tôt sembla se réaliser, elle ne  distinguait plus le ruisseau, ni ne l'entendait, et incapable de se  souvenir d'où elle venait, elle dût faire un gros effort pour ne pas  céder à la panique en se voyant entourée uniquement d'arbres. Elle  respira profondément, essayant de garder son calme, puis repérant un  endroit où l'herbe avait l'air d'avoir été foulée, elle décida de  prendre cette direction, tout en essayant de se convaincre que c'était  bien de là qu'elle venait. Après une ou deux minutes de marche, Leanora  s'arrêta et se retourna pour regarder l'étroite bande de terre sans  végétation qu'elle venait de passer. La bande se prolongeait sur la  droite et sur la gauche, parfois cachée sous la végétation qui avait  repris ses droits, mais à cet instant la fillette sentit l'excitation  l'envahir, au point de bénir le glouton qui l'avait entraînée dans la  forêt : c'était le sentier menant à la grotte sacrée, elle en était  sûre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant décidé de suivre le chemin vers la gauche, Leanora avait  repris sa route depuis environ une heure quand elle entendit des voix  non loin d'elle. Se figeant aussitôt, elle regarda paniquée tout autours  d'elle, mais personne n'était en vue. Les voix provenaient de plus loin  devant elle, et elle ne distinguait pas encore les paroles. Prudemment,  elle s'écarta du sentier pour se cacher dans un fourré alors que les  voix se rapprochaient. Elle parvint finalement à distinguer ce que les 2  hommes disaient, car elle avait identifié 2 voix différentes.&lt;br /&gt;- ... pas de chance d'être tombé dans ce puits.&lt;br /&gt;- Heureusement, il a eu de la chance de s'en sortir vivant.&lt;br /&gt;- Oui, espérons que Lysteria pourra soigner sa jambe.&lt;br /&gt;Leanora  sursauta en entendant le prénom de sa mère, et aussitôt que les deux  hommes apparurent dans son champ de vision, confirmant ce qu'elle avait  deviné, elle se précipita vers eux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-518486634666758860?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/518486634666758860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=518486634666758860&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/518486634666758860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/518486634666758860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2011/08/apprentissage-7.html' title='Apprentissage (7)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-1118136422569469063</id><published>2010-09-04T05:29:00.010+02:00</published><updated>2011-08-05T15:08:07.910+02:00</updated><title type='text'>Apprentissage (6)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;Elle ne savait depuis quand elle était cachée au fond du placard. Plus rien n'était venu troubler le calme de la maison, mais elle n'avait pas osé bouger, ni même entrouvrir la porte de sa cachette pour savoir si elle pouvait en sortir. La faim commençait à se faire sentir dans le creux de son ventre, et sa bouche était aussi sèche que le désert, mais le silence glacé qui l'environnait la pétrifiait. Lorsque finalement, au milieu de la nuit, la soif eu raison d'elle, elle poussa prudemment la porte du placard, essayant de distinguer les ombres des meubles de celles d'êtres vivants. Elle retenait son souffle, n'osant trahir sa présence par le moindre bruit. Ses yeux cherchaient avec anxiété les formes allongées sur le sol, s'attendant à voir apparaitre dans son champ de vision la silhouette étendue de son père. Mais aucun corps ne se trouvait là, la maison était complétement vide et silencieuse, et elle s'aventura finalement hors de sa cachette. Elle se glissa jusqu'à la pompe dans un coin de la pièce, mais se retint de l'activer juste à temps. Elle ne se souvenait que trop bien du grincement qu'elle faisait lorsque sa mère tirait de l'eau, et le bruit la trahirait à coup sûr dans le silence environnant. Le sang battait à ses oreilles alors qu'elle regardait tout autours d'elle, et il lui semblait que son coeur allait lui arracher la poitrine d'affolement. Elle sentit encore une fois les larmes lui monter aux yeux alors que l'impuissance et la panique s'emparait de chacune de ses pensées, mais elle se força à respirer profondément et à se calmer, ainsi qu'Enyn lui avait appris à faire lorsqu'ils s'entrainaient à l'arc. La pensée de son ami, mort lui aussi probablement, faillit la faire craquer une nouvelle fois, mais elle finit par se reprendre totalement.&lt;br /&gt;Elle savait qu'elle ne pouvait pas rester là, dans sa maison. Les êtres, quoi qu'ils soient, finiraient par la trouver. Incapable encore de savoir comment elle allait bien pouvoir sortir du village sans se faire repérer, elle se concentra sur ce qu'elle pouvait faire. Elle alla enfiler les plus chauds vêtements qu'elle pouvait trouver, et prit des rechanges dans son paquetage, puis elle vida dedans les réserves de viandes séchées que son père utilisait quand il allait chasser. Finalement, elle souleva son matelas et ajouta à tout le reste le couteau qui était caché dessous. Si elle le pouvait, elle irait également récupérer son arc, dissimulé dans le repère secret qu'Enyn et elle avaient trouvé dans la forêt.&lt;br /&gt;Elle était fin prête. Un dernier coup d'oeil à son paquetage lui apprit qu'elle n'avait rien oublié, et qu'elle ne pouvait rien prendre de plus. Elle ne pouvait reculer plus longtemps. Incapable de savoir combien de temps elle était restée enfermée dans le placard, elle n'avait aucune idée du temps qu'il lui restait avant l'aube, et elle était bien consciente que l'obscurité était sa meilleure alliée.&lt;br /&gt;Elle songea un instant à adresser une prière à l'esprit saint, puis se rappelant les dernières paroles qu'elle avait entendu de ses parents, elle y renonça. Elle était seule, et il n'y avait personne, dans ce monde ou dans l'autre, qui puisse l'aider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peur faisant trembler chacun de ses membres, elle s'approcha de la porte, dont le panneau avait été à moitié arraché par les coups de hache. Elle jeta un regard prudent par le trou béant de la porte, mais rien ne venait troubler l'obscurité totale qui régnait au dehors. S'il y avait encore quelqu'un dans le village, il n'avait allumé aucun feu. Étrangement, l'absence de tout signe de vie ne rassura en rien la fillette. Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer quelques horribles créatures, tapies dans l'ombres des maisons voisines, attendant qu'elle fasse un pas au dehors pour lui sauter dessus. Se raisonnant, elle rassembla tout son courage. Elle n'avait de toute façon pas le choix, rester ici signifiait une mort certaine !&lt;br /&gt;Prenant une grande inspiration, comme si elle s'apprêtait à plonger tête la première dans un lac, elle se faufila par l'ouverture dans la porte, et courut aussi vite qu'elle le put se réfugier à l'ombre de la maison suivante, en direction de la forêt. Elle avait fermé les yeux tout le long de sa course, jusqu'à sentir le contact de la façade contre sa main tendue. Enfin, adossée à la paroi, elle osa ouvrir les yeux et respirer de nouveau. Rien ne lui avait sauté dessus, elle n'avait apparemment pas été remarqué.&lt;br /&gt;- Peut-être que ces créatures sont parties.&lt;br /&gt;Cette pensée alluma une petite lueur d'espoir dans le coeur de Leanora. Pourtant, le silence de la nuit lui soufflait le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avançant de maison en maison, elle finit par arriver jusqu'à celle du vieux Thoan, qui bordait les pâturages s'étendant jusqu'à l'orée des bois. A partir de là commençait le plus dur. Elle devait traverser toute une étendue à découvert sans se faire repérer. Le fait de n'avoir ni vu ni entendu signe de vie jusque là l'avait quelque peu rassurée. Elle commençait à croire qu'il ne restait vraiment plus qu'elle dans le village.&lt;br /&gt;Regardant alentours pour s'assurer qu'il n'y avait toujours personne, elle prit de nouveau une grande inspiration pour se donner du courage. Elle vacilla quelque peu en regardant en direction de la forêt : si elle savait faire la brave face à Enyn en s'y aventurant pendant la journée, elle en aurait été bien incapable à présent, tant la forêt apparaissait sombre et menaçante en pleine nuit. Toutefois, elle savait qu'elle n'avait pas le choix, aussi, après avoir vérifié une dernière fois qu'elle ne voyait personne, elle s'élança dans l'ombre à travers les pâtures. A peine avait-elle fait quelques pas qu'un cri strident déchira le silence de la nuit, lui glaçant le sang : ils l'avaient repérée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peur lui donnait des ailes, jamais de toute sa vie elle n'avait couru aussi vite. Pourtant, la forêt, qui paraissait à présent presque accueillante, comme un refuge, lui semblait ne jamais vouloir se rapprocher. Le cri derrière elle s'était répété plusieurs fois, puis des clameurs s'étaient élevées dans tout le village. Et aussitôt après, elle avait entendu qu'on la poursuivait. Heureusement pour elle, les créatures semblaient avoir été à l'autre bout du village, bien loin de là où elle avait quitté le couvert des maisons. Légère et habituée au terrain, elle ne ralentissait devant aucun obstacle, sautant les barrières et contournant les rochers avec aisance. Pourtant, sans oser se retourner, elle était persuadée aux sons de plus en plus proches que les créatures la rattrapaient. Si elle arrivait dans les bois, alors elle aurait une chance de s'en sortir. Accélérant encore, ignorant la douleur qui commençait à se faire sentir dans ses jambes, Leanora concentra toute ses forces sur ce seul but.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les branches fouettaient ses jambes et ses bras, mais elle les ignora. Derrière elle, les bruits de poursuite s'étaient fait plus étouffés, avalés par la forêt qu'elle avait finalement réussit à rejoindre. Tendant l'oreille, la fillette cherchait le bruit tellement familier, celui qui cette nuit serait synonyme de survie. Finalement, elle finit par percevoir faiblement le doux ruissellement de l'eau au travers des clameurs et des bruits de pas, et elle dirigea sa course dans cette direction. Elle ne vit pas le ruisseau avant d'avoir les pieds trempés par l'eau fraiche, mais elle accueillit ce contact avec joie. Hésitant un instant, se demandant si elle n'était pas déjà trop haut, tant elle ne retrouvait aucun des repères qu'elle pouvait avoir pendant la journée, la fillette blonde finit par se diriger en aval du cours d'eau, scrutant régulièrement les ténèbres de tout côté pour s'assurer que les créatures ne l'avaient pas rattrapées. Après quelques minutes, alors qu'elle commençait à croire qu'elle était partie dans la mauvaise direction, Leanora repéra la pierre si caractéristique, qui leur avait toujours permis, à Enyn et elle, de retrouver le chemin de leur repère. Prenant son paquetage devant elle, la fillette se courba et pénétra au milieu des broussailles, en prenant soin de contourner les ronces qui s'y mêlaient. L'obscurité l'empêchait de voir le chemin comme elle aurait pu le faire de jour, mais elle l'avait parcouru si souvent que son instinct la guida au milieu des branches entremêlées. Son sac s'accrocha une fois à quelques ronces qu'elle n'avait pas su repérer, mais elle repris son chemin dès qu'elle l'eut dégagé. Finalement, après avoir marché une dizaine de minute au milieu de ce labyrinthe végétal, elle se retrouva face à un immense rocher, encerclé d'une marée de ronces. Enyn et elle avait eut soin de toujours garder dégagé l'entrée de leur grotte secrète, taillant les ronces envahissantes chaque fois qu'ils y venaient. Se faufilant sous l'arche ainsi entretenue, Leanora se retrouva dans une petite grotte où elle tenait à peine debout. Au fond de la caverne, un bric à brac s'était peu à peu accumulé au fil de leurs escapades. Tirant une couverture, qu'ils avaient laissé là pour s'assoir sur le sol sans se salir à chaque fois, elle posa son sac et s'enroula dedans, avant de s'écrouler à même le sol et de s'endormir aussitôt. Elle savait qu'ici, rien ne pouvait l'atteindre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-1118136422569469063?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/1118136422569469063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=1118136422569469063&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/1118136422569469063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/1118136422569469063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2010/09/apprentissage-6.html' title='Apprentissage (6)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-3913106383238324274</id><published>2009-12-04T10:36:00.002+01:00</published><updated>2009-12-04T10:41:59.730+01:00</updated><title type='text'>Apprentissage (5)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si son esprit n'avait été occupé par les coups de plus en plus menaçant qui ébranlaient la porte d'entrée, guettant le moment où elle entendrait le bois voler en éclat, Leanora aurait peut-être constaté à quel point son père avait fait du bon travail sur ce meuble. Aucune fissure, des planches bien droites et parfaitement ajustées, c'était un meuble solide, bien construit, fait pour durer des générations entières. Un meuble qui ne laissait passer aucune lumière.&lt;br /&gt;Complètement aveugle, Leanora ne pouvait que tendre l'oreille en quête de bruits pour savoir ce qui se passait de l'autre côté des planches de bois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle entendit bientôt quelqu'un crier un ordre au dehors, sans réussir à comprendre ce qu'il disait. Elle ferma les yeux et pria l'esprit sain que l'ordre ai été de partir et de les laisser tranquille. Le bruit du bois qui cède sous les coups d'une hache eût tôt fait de briser ses espoirs. Quelques soient les créatures au dehors, elles savaient qu'ils étaient là, et elles étaient venues pour les tuer.&lt;br /&gt;Non loin de sa cachette, elle entendit les sanglots de sa mère, et les prières que son père chuchotait.&lt;br /&gt;- Esprit sain, j'en appelle à ta bienveillance, j'en appelle à ta force, j'en appelle à ta justice. Esprit sain, fait que mon bras soit fort et ne faiblisse pas, fait que je puisse protéger celles que j'aime et renvoyer ces créatures dans l'après.&lt;br /&gt;Un craquement sinistre retenti, et Leanora compris avec horreur que la porte venait de céder, sitôt suivi par le cri de rage de son père.&lt;br /&gt;Impuissante, Leanora regardait autour d'elle avec désespoir, cherchant un endroit d'où elle pourrait voir au dehors, trop terrifiée pourtant pour entrouvrir seulement l'une des portes. Étrangement, le bruit des armes qui s'entrechoquaient était réconfortant, puisqu'il signifiait que son père se battait toujours, et que les créatures ne gagnaient pas. Un fol espoir avait pris possession de son coeur, alors qu'elle se souvenait que son père avait fait la grande guerre et qu'il était un grand guerrier.&lt;br /&gt;- Syln !&lt;br /&gt;Le cri poussé par sa mère la ramena au présent, et de nouveau elle concentra toute son attention sur les bruits du combat qui se déroulait à deux pas de là. Malgré le cri de terreur de sa mère, la petite fille entendait toujours le bruit du fer qui rencontre le fer, à présent presque assourdi par les cris des attaquants. Leanora était effrayée par le nombre de voix qu'elle entendait et ne comprenait pas, se demandant si vraiment son père serait capable de se battre contre autant d'ennemis, mais plus que tout, elle s'étonnait de trouver ces voix si humaine, si semblable à celles des gens qu'elle avait côtoyé chaque jour de sa vie.&lt;br /&gt;Le silence se fit soudain, alors que les voix se taisaient les unes après les autres, permettant à Leanora de distinguer le souffle court et saccadé de son père, ainsi que le bruit des pas de quelqu'un s'approchant.&lt;br /&gt;- Pas la peine vous lutter, vous mourir de toute façon.&lt;br /&gt;La voix de l'inconnu était basse et menaçante, et elle rappelait à Leanora le grognement d'un ours. Le souvenir de sa rencontre récente avec un ours la fit se recroqueviller un peu plus au fond du placard, tandis qu'elle s'efforçait à présent de faire le moins de bruit possible en respirant. Il avait fallu 5 chasseurs pour abattre l'ours qui les avait attaqués elle et Enyn, son père serait-il vraiment capable de tuer un ours à lui tout seul?&lt;br /&gt;- Je mourrai peut-être, mais non sans vous avoir obligé à me couper en morceaux. Il est hors de question que je sois un pantin de plus dans les mains de ton maître !&lt;br /&gt;L'inconnu donna un ordre dans la langue qu'elle avait perçu plus tôt déjà, et le bruit d'une épée qu'on sort de son fourreau se fit bientôt entendre. L'image d'un ours géant se dressant face à son père, une épée à la main, la fit frissonner. Bientôt le duel s'engagea, le fer croisant le fer. Puis celui qui dans l'esprit de la petite fille avait pris l'image d'un ours donna un nouvel ordre, aussitôt suivi du bruit de plusieurs personnes se rapprochant.&lt;br /&gt;- Non ! Lyst !&lt;br /&gt;La rage faisait gronder la voix de son père.&lt;br /&gt;- Espèce de lâches, vous ne le toucherez pas tant qu'il...&lt;br /&gt;Leanora n'entendit jamais la fin de la phrase, seulement le bruit du corps qui s'effondra sur le sol de la maison, et le cri de désespoir que poussa sa mère, et qui emplit ses oreilles, résonnant dans tout son corps, alors que la réalité la suffoquait. Elle entendit les pas précipités de sa mère, et ses prières mêlées  de sanglots.&lt;br /&gt;- Esprit saint, par ton pouvoir, je soigne cet homme. Esprit saint, prête à son âme la force de rester.&lt;br /&gt;- Une soigneuse.&lt;br /&gt;Cette constatation de l'homme-ours, ainsi qu'elle l'appelait par elle-même, fut aussitôt suivi d'un ordre incompréhensible, et la litanie de sa mère fut brusquement interrompue. Retenant sa respiration, Leanora ferma les paupières de toutes ses forces pour empêcher ses larmes de couler. Quelques bruits de va-et-vient se firent encore entendre pendant quelques minutes, puis un silence total retomba dans la pièce.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-3913106383238324274?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/3913106383238324274/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=3913106383238324274&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3913106383238324274'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3913106383238324274'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/12/apprentissage-5.html' title='Apprentissage (5)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-3758784970245872453</id><published>2009-11-27T11:06:00.003+01:00</published><updated>2009-12-04T15:53:55.258+01:00</updated><title type='text'>Apprentissage (4)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et soudain, ça avait été le chaos. Il avait vu avec un effarement mêlé d'horreur presque toutes les bêtes du troupeau piler devant la ligne des &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;morts-vivants&lt;/span&gt; avant de faire demi-tour dans un nuage de poussière, bousculant et piétinant femmes et enfants. La plupart des gardiennes étaient tombées à genoux, le souffle apparemment coupé. Le troupeau dispersé, une vingtaine de corps en décomposition s'étaient jetés sur les quelques villageois qui n'avaient pas été piétinés par le bétail affolé. Quelques uns tentaient encore de se défendre, mais les blessures superficielles qu'ils arrivaient parfois à infliger ne faisaient même pas tressaillir les visages morts qui leur faisaient face. Perdu au milieu de la cohue, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;Kalen&lt;/span&gt; avait cessé de réfléchir à l'instant où la terreur avait envahie tout son être. Aveuglé par un flux d'émotions complexe qu'il ne parvenait plus à distinguer, il tranchait tous les membres putréfiés qui passaient à sa portée, protégeant dans le même temps autant que possible le sage qui collait à ses talons. Chaque villageois qu'il voyait tomber lui arrachait un cri de désespoir et faisait monter en lui une vague de fureur qu'il déversait sur tout ce qui se présentait dans son champ de vision.&lt;br /&gt;- Fuis !&lt;br /&gt;Le cri d'agonie avait retenti dans son dos, et se retournant, il avait vu le sage étendu dans une mare rouge, une épée en travers du corps. Comme au ralenti, l'être qui la tenait l'avait alors retirée pour la lever vers l'apprenti. Les yeux noyés de larmes face à son impuissance, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Kalen&lt;/span&gt; avait brandie sa propre épée pour foncer sur le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;vif-mort&lt;/span&gt;. Puis il avait croisé le regard de l'être contre nature et s'était figé pendant une seconde. Un seconde pendant laquelle le temps avait semblé s'arrêter. Une seconde de trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allongé sur le sol, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Kalen&lt;/span&gt; ne sentait plus rien. Le froid avait envahi tout son corps. Comme à travers le brouillard, il avait vu une ombre se pencher sur lui, et il s'était perdu dans les yeux qui l'observaient. Les yeux de celui qui venait de le tuer. Son nom fut le dernier mot qu'il prononça.&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Viran&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils sont tous morts.&lt;br /&gt;Les premières paroles que son père prononça en revenant vers elles tombèrent comme un couperet. Pire que tout fut l'acceptation que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Leanora&lt;/span&gt; pouvait lire sur son visage. Il n'y avait plus aucun espoir dans les traits paternel, plus trace même de l'homme confiant et rassurant qui l'avait élevée depuis ces dix années.&lt;br /&gt;- Le treuil !&lt;br /&gt;Devant l'incompréhension qu'affichait son mari, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Lyst&lt;/span&gt; expliqua son idée.&lt;br /&gt;- Si on utilise le panier, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Leanora&lt;/span&gt; pourrait...&lt;br /&gt;- S'approcher de la falaise maintenant serait du suicide. Ils sont probablement déjà dans le village.&lt;br /&gt;- On ne peut pas juste attendre qu'ils viennent nous chercher !&lt;br /&gt;Jamais la petite fille n'avait vu sa mère aussi furieuse contre son père.&lt;br /&gt;- Est-ce qu'on va mourir aussi?&lt;br /&gt;Elle avait posé la question avec un calme qu'elle était loin de ressentir. Elle trouvait injuste de mourir à dix ans seulement, alors qu'elle n'avait même pas encore appris à chasser, ni découvert son nom de femme. Sa question pourtant sembla faire revenir quelque peu le père qu'elle connaissait, et il les entraîna aussitôt vers leur maison, évitant avec soin de trop approcher la falaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils avaient déplacés tous les meubles, bloquant autant que possible portes et fenêtres. Le silence au dehors était toujours aussi pesant, comme si à par eux trois rien ne subsistait du monde extérieur.&lt;br /&gt;- C'est à cause de moi qu'ils sont morts. Je les ai envoyés là bas.&lt;br /&gt;Elle n'eût pas le temps de se demander ce que son père voulait dire. Un coup sourd ébranla la porte, la faisant sursauter. Son père regarda &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;autour&lt;/span&gt; de lui, avant d'aller ouvrir la porte du placard bas qui se trouvait dans le fond de la pièce sous le plan que sa mère utilisait pour faire ses tartes chaque fin de semaine.&lt;br /&gt;- &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Lea&lt;/span&gt;, glisse toi là dedans.&lt;br /&gt;- Mais...&lt;br /&gt;- Pas de discussion, tu rentres, tu ne bouges plus, et tu ne réponds à personne. Ni à moi, ni à ta mère, ni à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Enyn&lt;/span&gt;. Personne tu m'as compris?&lt;br /&gt;Elle acquiesça, comprenant qu'il ne servait à rien de protester, avant de se glisser par l'ouverture et de ramper vers le fond du placard, la petite porte se refermant derrière elle une fois qu'elle fut allongée à l'intérieur, la plongeant dans une totale obscurité. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-3758784970245872453?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/3758784970245872453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=3758784970245872453&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3758784970245872453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3758784970245872453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/11/apprentissage-4.html' title='Apprentissage (4)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-8946604960268133500</id><published>2009-11-24T14:35:00.004+01:00</published><updated>2009-11-27T08:54:22.796+01:00</updated><title type='text'>Apprentissage (3)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'atelier où il réalisait la majorité de son travail avait été construit au Nord-Ouest du village, non loin du bord de la falaise. Près du précipice, un treuil en bois servait à descendre les meubles lourds, ou autres commandes qui devaient être acheminées par la mer, et qui ne pouvaient être portés sans danger sur le chemin escarpé qui courrait le long de la paroi calcaire. Son travail commençait à être connu dans la capitale, et le treuil se révélait souvent utile.&lt;br /&gt;Alors qu'il approchait de l'atelier, Syln vit l'une des portes s'entrouvrir, et une petite tête blonde passa par l'ouverture, regardant avec circonspection les alentours. La petite fille finit par tourner la tête vers lui, fixant ses yeux vert émeraudes sur lui. Un grand sourire éclaira alors son visage, et Syln sentit son cœur se serrer, sachant que bientôt, son innocence ne serait plus.&lt;br /&gt;        - Papa !&lt;br /&gt;Instinctivement, Syln se tourna vers le sud, vérifiant que les vifs-morts n'étaient pas encore au sommet de la falaise, et que le cri de joie de sa fille était passé inaperçu. Puis il l'attrapa par la main et l'entraîna rapidement vers la place.&lt;br /&gt;- Aïe, tu me fais mal ! Elle tira sur son bras pour tenter de dégager sa main, son sourire effacé. C'est Enyn qui a tout dit hein? Il a dit que j'ai voulu retourner dans la forêt.&lt;br /&gt;Il s'arrêta, et fit face à sa fille, s'agenouillant pour se mettre à la hauteur de petit visage blond, qui arborait à présent une grimace boudeuse.&lt;br /&gt;        - Lea, écoutes moi bien. Des créatures du démon se dirige vers le village, alors tu dois m'écouter, et me suivre très vite.&lt;br /&gt;L'inquiétude se lisait à présent sur ses traits, la faisant paraître plus vieille que ses dix années. Elle acquiesça aussitôt, et suivit docilement son père, se demandant de quelle genre de créature il pouvait bien s'agir. Jamais encore elle n'avait lu la peur sur le visage paternel.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;Alors qu'ils allaient sortir sur la place du village, Syln se figea, réalisant soudain qu'il n'entendait absolument rien. Le silence autours d'eux était total, et semblait peser sur ses épaules. Nul chant d'oiseaux, nul bruit de sabot ne s'entendait. Mais surtout, aucun cri, aucun pleurs, aucun écho de cette bataille qui pourtant aurait dû se dérouler devant eux, juste derrière la place.&lt;br /&gt;Alors qu'il s'apprêtait à aller jeter un coup d'oeil pour confirmer ses craintes, le menuisier vit une ombre passer sur sa droite, et il se tourna aussitôt, faisant passer sa fille derrière lui. Il réalisa alors avec horreur qu'il n'était pas armé, et que tout deux allaient mourir sans qu'il ne puisse rien faire.&lt;br /&gt;   - Lea !&lt;br /&gt;     - Maman !&lt;br /&gt;Lyst tomba à genoux, et serra sa fille contre elle, leurs longs cheveux blonds se mélangeant comme pour empêcher la mère et la fille d'être de nouveau séparées.&lt;br /&gt;- Lyst, qu'est-ce que... Vous n'avez pas encore lancé l'attaque? Il faut se dépêcher, on ne pourra bientôt plus fuir, c'est peut-être même déjà trop tard.&lt;br /&gt;   - De quoi parles-tu? Je n'allais pas fuir alors que vous étiez encore tout deux dans le village.&lt;br /&gt;Sentant le doute poindre de nouveau, Syln s'approcha de l'angle de la maison, et jeta un rapide coup d'oeil sur la place, pour constater que plus personne ne se tenait là. Ils avaient donc bien tenté une percée. Avec un peu de chance, cela avait tellement surpris les vifs-morts qu'ils avaient pu traverser sans encombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Restez là !&lt;br /&gt;Laissant femme et enfant cachées derrière le mur de la boutique de l'apothicaire, Syln s'avança prudemment sur la place en longeant les murs de planches blanchies à la chaux. Alors qu'il sortait doucement à découvert, le silence environnant lui sembla soudain plus menaçant. Le silence ne pouvait en aucun cas lui apprendre où était l'ennemi, ni ce qu'il faisait. Il se souvint avec un frisson de l'avancée silencieuse des barques, et du silence en provenance de la forêt. Un silence de mort. Des vifs-morts il ne connaissait que les histoires apprises des anciens, qui eux même les avaient apprises de leur anciens, et ainsi de suite sur plusieurs siècles. Aucun de ces récits ne disaient si ces êtres savaient avancer sans faire le moindre bruit.&lt;br /&gt;Alors qu'il s'engageait sur le milieu de la place, il s'attendit pendant quelques secondes à se retrouver criblé de flèches. Voyant que rien ne se passait, il en conclut avec soulagement que les morts n'étaient pas encore tapis dans les ruelles de l'entrée du village. Accélérant le pas, il traversa la place jusque la fontaine, à l'abri de laquelle il observa la plaine qui s'étendait entre le village et l'orée de la forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kalen avait vu avec désespoir Syln repartir vers la falaise à la recherche de sa fille. S'il comprenait ce que l'homme pouvait ressentir, son départ n'avait fait qu'accentuer la peur qui lui tordait les entrailles. Retournant son regard vers les villageois, il avait vu que tous semblait attendre son ordre à présent, comme si Syln parti, il était normal que son apprenti prenne la tête à sa place. Avalant avec difficulté sa salive, il avait fait un signe de tête à Lynn. Les gardiennes avaient alors commencé à concentrer leurs esprits sur le troupeau, excitant et énervant les bêtes. Puis elles avaient lancé la charge dans un cri, et tous s'étaient mis à courir derrière le troupeau qui fonçait sur la ligne ennemie. Attrapant Lyst par le bras, Kalen avait suivi le mouvement, l'épée levée, hurlant à plein poumon pour oublier sa peur, ses appréhensions, et tout ce qui aurait pu le faire hésiter. Il avait senti que Lyst résistait, mais tenant sa parole, il ne l'avait pas lâchée.&lt;br /&gt;Les enfants, plus légers, habitués à courir dans les champs à longueur de journée, avaient vite pris de l'avance, les plus grand levant les armes de fortune qu'ils portaient.&lt;br /&gt;- Attendez !&lt;br /&gt;Le cri de Kalen s'était perdu dans ceux poussés par les mères qui forcèrent l'allure pour protéger coûte que coûte leur progéniture. Il avait alors repéré le sage qui peinait à suivre le reste des villageois, et lâchant le bras de la jeune femme, s'était porté à ses côtés pour l'aider. D'un signe, il avait voulu faire comprendre à Lyst de rester à ses côtés, et s'était alors rendu compte avec horreur que la jeune femme était repartie vers le village. Il s'apprêtait à retourner la chercher quand le sage l'avait retenu par le bras.&lt;br /&gt;- Tu ne sauras la faire abandonner son enfant.&lt;br /&gt;Comprenant ce qu'il voulait dire, Kalen avait repris son accélération. Son regard s'était tourné vers la droite, et il avait vu avec horreur que la ligne de vifs-morts avait commencé à se refermer sur leur flancs. Il n'étaient pas un guerrier, mais il savait que s'ils ne parvenaient pas à passer en force du premier coup, ils seraient pris à revers, et massacrés comme le bétail de la Kerpia'n.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-8946604960268133500?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/8946604960268133500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=8946604960268133500&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/8946604960268133500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/8946604960268133500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/11/apprentissage-3.html' title='Apprentissage (3)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-3972690905937038303</id><published>2009-09-28T16:33:00.000+02:00</published><updated>2009-09-28T16:34:18.589+02:00</updated><title type='text'>Apprentissage (2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Craignant le pire, Syln prit aussitôt la direction de sa maison, construite à l'extrémité nord du village. Alors qu'il approchait, il vit la fine silhouette de sa femme qui courait devant la maison :&lt;br /&gt; - Lea, Lea, où es-tu?&lt;br /&gt;- Lyst, qu'est-ce que tu fais encore là? Tu devrais être sur la place avec...&lt;br /&gt;- Syln !&lt;br /&gt;Son prénom sonna comme un cri de détresse, et il comprit rapidement la raison de la panique de sa femme.&lt;br /&gt; - Où est Leanora?&lt;br /&gt;- Je...&lt;br /&gt;La jeune femme blonde ne put retenir plus longtemps ses larmes, et elle s'effondra dans les bras de son mari, tentant tant bien que mal d'expliquer la situation.&lt;br /&gt;- Je... J'étais dans le jardin, pour étendre le linge. Et j'ai entendu la cloche. Et des cris aussi... Par l'esprit saint, Syln, ils sortent de la forêt et je ne trouve pas ma fille ! Elle jouait avec Enyn un peu plus tôt.&lt;br /&gt;Incapable d'en dire plus, elle se dégagea de l'étreinte de son mari pour se remettre à inspecter les alentours de la maison, criant d'une voix étouffée par ses sanglots contenus le prénom de sa fille. De son côté, Syln réfléchissait à toute allure, passant en revue les endroits dans lesquels sa fille aimait jouer. Il jeta un coup d'œil inquiet vers la forêt, se demandant s'il elle ne s'y était pas de nouveau aventuré seule, mais chassa vite cette idée: Enyn avait eu la peur de sa vie lors de leur dernière escapade, il aurait sans aucun doute refusé d'y retourner. A cette pensée firent échos les paroles que Kalen avait prononcé un peu plus tôt. "Et aussi un ours d'après ce qu'on m'a dit". Il ne douta pas un instant que l'ours en question était celui qui avait forcé Enyn à se réfugier au sommet d'un arbre plus tôt cette semaine là. Leanora était revenue en courant au village, des brindilles emmêlées dans ses longs cheveux blonds, en criant des phrases incohérentes parlant de son ami et d'un monstre gigantesque. Les chasseurs avaient suivis les traces laissées par sa fille, et alors que les traces se perdaient dans les broussailles, entendus les grognements d'un ours en colère. Ils avaient alors abattu l'animal, permettant au garçon de redescendre de son refuge précaire.&lt;br /&gt; - Je ne la trouve pas !&lt;br /&gt;Il sentit tout le désespoir que lui même ressentait dans la voix de sa femme. Dans une dizaines de minutes tout au plus, la rangée morbide qui était sortie de la forêt serait à l'entrée du village. Sur la place, l'agitation se faisait sentir, et Syln vit Kalen qui faisait de grands gestes dans leur direction, une longue épée étincelante en main. Il songea avec espoir que peut-être l'apprenti avait trouvé Leanora, et après un dernier regard sur sa maison, entraîna sa femme vers le centre du village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il faut vous dépêcher, si on ne tente pas une sortie bientôt ça...&lt;br /&gt;Le jeune homme s'interrompit en lisant la panique sur les traits du couple.&lt;br /&gt;- Syln, où est ta fille?&lt;br /&gt;- J'espérais que tu l'avais trouvé, elle n'était pas à la maison.&lt;br /&gt;Sentant que ses jambes se dérobaient sous elle, Syln soutint sa femme le temps qu'elle reprenne ses esprits. Il vit que tous le regardait, dans un mélange d'espoir et de panique. Les gardiennes attendaient son signal alors que quelques garçons tenaient à deux mains de lourdes épées, les yeux écarquillés de terreur. Lynn tenait son arc de chasse à la main, un carquois remplis dans le dos, et d'autres femmes portaient elles aussi des armes diverses, prêtes à se battre pour permettre aux plus jeunes de se sauver. Soudain, il repéra une silhouette familière assise contre le puits, la tête cachée dans ses bras. Laissant Lyst aux soins de Kalen, Syln vint s'accroupir près du jeune Enyn, qui leva alors vers lui un regard remplit de larmes. Sans que l'homme ai besoin de poser la question, Enyn laissa sortir un flot de parole.&lt;br /&gt;- On jouait, Syln. Juste tous les deux. Elle voulait retourner dans la forêt mais pas moi, alors on est allé à l'atelier. C'était à son tour de se cacher. Et puis j'ai entendu la cloche, je lui ai dis de sortir, qu'il fallait qu'on aille voir ce qui se passe, mais elle a pas voulu. Elle a rien dit, je sais même pas si elle m'a entendu. Je l'ai pas trouvé. Et maintenant elle va se faire tuer par ceux qui montent la falaise!&lt;br /&gt;A ces mots, Syln se tourna aussitôt vers la falaise, ainsi que tout ceux qui étaient assez proche d'eux pour entendre ce qu'Enyn venait de dire. S'étant attendu à découvrir les sombres silhouettes menaçantes qu'il avait vu dans les barques en train de franchir le bord du précipice, Syln fut soulagé de ne voir que le soleil couchant derrière l'île sombre. Mais alors qu'un silence pesant et angoissé tombait soudain sur le petit groupe de villageois, il entendit faiblement les respirations sifflantes, et le bruit des bottes qui escaladaient la falaise. Il comprit alors qu'il n'avait plus le temps.&lt;br /&gt;Sans perdre un instant, il se redressa, et fit signe à tous de se regrouper, essayant de parler le moins fort possible mais de façon à ce que tous l'entendent.&lt;br /&gt;- Gardiennes, il ne faut plus attendre. Bientôt il sera trop tard. Préparez les bêtes! Que tout le monde se tienne prêt à les suivre. Les enfants, ils faut que les plus vieux prennent soin des plus petits d'accord? Emmener les se cacher dans la forêt, et attendez un peu. Quand tout sera redevenu calme et qu'il fera noir, dirigez vous vers la grotte sainte. Méfiez-vous de tout. Ceux qui sont en ce moment parmi nous ne seront peut-être plus nos amis ce soir.&lt;br /&gt; Il se tourna vers sa femme et Kalen.&lt;br /&gt;- Kalen, veille sur Lyst s'il te plaît, je vous rejoindrais plus tard si je peux.&lt;br /&gt;- Mais Syln...&lt;br /&gt;- Je dois aller chercher Lea, je ne peux pas la laisser ici !&lt;br /&gt;Comprenant qu'il ne le ferait pas changer d'avis, son apprenti n'insista pas et se contenta d'un hochement de tête.&lt;br /&gt; - Essayez de trouver les chasseurs si vous le pouvez. Ne revenez surtout pas au village, il est perdu pour nous !&lt;br /&gt;Puis avec un dernier regard pour ces gens qu'il saluait chaque jour, Syln tourna les talons en direction de son atelier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-3972690905937038303?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/3972690905937038303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=3972690905937038303&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3972690905937038303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3972690905937038303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/09/apprentissage-2.html' title='Apprentissage (2)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-4979150013274601664</id><published>2009-09-03T08:03:00.002+02:00</published><updated>2009-11-27T08:56:01.980+01:00</updated><title type='text'>En passant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tremblante, je m'avance. A mes pieds, un océan de flammes, rugissant, dévorant. Des cris encore résonnent dans la nuit, alors que la fumée s'élève, noire et épaisse. Un frisson me parcoure alors que l'odeur de la chair brulée parvient jusque moi. Je ne peux pourtant m'empêcher de regarder, fascinée et terrorisée à la fois, ces flammes qui dansent, qui lèchent les murs des maisons d'où sortent des corps en feu. La chaleur du brasier m'enveloppe, me berce, et m'apaise. Tant de vies qui ce soir s'éteignent, nourrissant le feu grondant, alors que les derniers cris sont engloutis dans le rugissement des flammes.&lt;br /&gt;Je sens le contraste qui peu à peu naît en moi, ce froid glacé qui emprisonne mon cœur, alors que la chaleur entoure mon corps. Je voudrais lutter contre lui, ne pas le laisser m'envahir. Je me souviens de ce temps où les larmes coulaient de mes yeux, où mon cœur parfois se serrait, un temps où je ressentais. J'étais une autre alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la ville il ne reste que des cendres, que le vent déjà emporte. Quelques unes volent jusque moi, se prennent dans mes cheveux. En bas plus rien ne vit, mon feu a fait son œuvre. Avec un dernier regard sur les corps calcinés, je tourne les talons, quitte le bord de la falaise. Je le sens qui m'appelle, il veut savoir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-4979150013274601664?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/4979150013274601664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=4979150013274601664&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/4979150013274601664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/4979150013274601664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/09/en-passant.html' title='En passant'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-2810250208475409041</id><published>2009-08-21T16:15:00.006+02:00</published><updated>2011-08-10T21:26:42.099+02:00</updated><title type='text'>Apprentissage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du revers de la main, Syln essuya la sueur qui dégoulinait de son front moite, avant de jeter un coup d'œil vers le chaud soleil de ce milieu d'après-midi. Le ciel était d'un bleu azur, sans aucun nuage à l'horizon, et pas un souffle de vent ne venait rafraîchir l'atmosphère. Une vaguelette alla s'écraser sur le ponton, et Syln apprécia la fraicheur des quelques gouttes qu'il reçu sur le visage.&lt;br /&gt;- quelle chaleur.&lt;br /&gt;Kalen, son apprenti, lui faisait face torse nu, une petite masse à la main, grâce à laquelle il enfonçait les dernières planches de l'embarcation qu'Iraan avait commandé. Il avait récemment échoué sa barque sur les récifs et en avait réchappé de justesse, contrairement à son embarcation qui avait fini à l'état de débris flottants. Loin de se démonter après cette mésaventure, il avait commandé une nouvelle barque à Syln pour reprendre la mer dès que possible.&lt;br /&gt;- Reste à faire les jointures, pour rendre la barque étanche. On ajoutera le banc à la fin.&lt;br /&gt;Kalen se contenta de répondre d'un hochement de tête, avant d'attraper l'outre à côté de lui et de boire une grande gorgée d'eau.&lt;br /&gt;- Encore un peu et même l'eau de la gourde va s'évaporer, grommela-t-il.&lt;br /&gt;- Fylane nous a promis de la pluie pour demain, cela rafraîchira l'air.&lt;br /&gt;- Je lui ai demandé un petit vent frais tout à l'heure, mais elle a refusé. Soit disant qu'elle ne peut pas jouer avec le temps pour mon simple plaisir.&lt;br /&gt;Syln se retint de sourire. Autant qu'il s'en souvienne, la chaleur avait toujours rendu son apprenti grognon.&lt;br /&gt;- Va donc nous chercher de l'eau fraiche, je vais aller voir si le mélange est prêt.&lt;br /&gt;Le jeune homme fila aussitôt, remontant sans peine le chemin escarpé qui menait au sommet de la falaise. Syln le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il atteigne le sommet et disparaisse entre deux maisons. Quittant le ponton, il alla au pied de la falaise, où il avait laissé le mélange qui servirait à couvrir les planches de l'embarcation pour empêcher l'eau de s'infiltrer et de faire gonfler le bois. Alors qu'il remuait la mixture, son regard se porta sur l'océan, et un frisson lui parcourut l'échine, comme chaque fois que ses yeux se posaient sur la masse sombre qui se dressait au large.&lt;br /&gt;- Alors c'est prêt?&lt;br /&gt;Syln se rendit compte qu'il était resté figé dans la contemplation de l'île sombre pendant plusieurs minutes, et il détourna le regard vers Kalen qui lui tendait la gourde. Ayant bu plusieurs gorgées bienfaisantes, Syln fit signe à l'apprenti d'amener le seau rempli près de la barque, avant d'attraper un gros pinceau.&lt;br /&gt;Les deux hommes passèrent la fin de l'après-midi à passer plusieurs couches sur toute la surface de la barque. Ils reposèrent finalement leurs pinceaux, contents du travail accompli. Regardant une dernière fois l'embarcation sous tous les angles, Syln hocha la tête d'un air satisfait.&lt;br /&gt;- Voilà, il nous restera le banc à fixer demain, mais nous avons bien avancé auj...&lt;br /&gt;Kalen lui agrippa soudain le bras :&lt;br /&gt;- Syln.&lt;br /&gt;Il releva la tête pour regarder son apprenti, et le trouva le regard fixé sur le large, blême et les yeux écarquillés. Dirigeant lui aussi son regard vers le large, il ne vit d'abord rien, devant plisser les yeux à cause du soleil, avant de commencer à distinguer plusieurs formes noires qui semblaient se rapprocher. Alors que ses yeux s'accoutumait à la lumière éblouissante, il réalisa soudain qu'il s'agissait de grosses barques remplies de formes humaines, qui semblait venir de l'île derrière elles. Son cœur manqua un battement, mais il tenta de se raisonner.&lt;br /&gt;- Sans doute des barques de survie, un bateau a dû couler.&lt;br /&gt;- Alors pourquoi ceux qui sont à bord de ces barques ont l'air de tout sauf de vivants?&lt;br /&gt;Syln se rappela que le principal atout de son apprenti était ses yeux perçants, qui arrivaient à déceler le moindre défaut dans le bois, ou encore à repérer l'arbre parfait pour le meuble qu'ils voulaient faire alors même que l'arbre se trouvait à plusieurs centaines de mètres. Il sentit la peur qui se faufilait insidieusement dans son coeur tandis que les paroles de Kalen prenaient tout leur sens.&lt;br /&gt;- Kalen, remonte au village, va donner l'alarme, prévient tout le monde, que les femmes et les enfants aillent se réfugier dans la forêt, et que les hommes se tiennent près.&lt;br /&gt;Voyant que son apprenti restait figé, incapable de détacher ses yeux des embarcations qui approchaient, Syln l'attrapa par les épaule et le tourna vers lui.&lt;br /&gt;- Kalen, va!&lt;br /&gt;Comme sorti d'un rêve, le jeune homme acquiesça avant de courir vers le chemin qui remontait au village. Syln se tourna de nouveau vers la mer, essayant d'estimer le temps qu'il faudrait aux embarcations pour arriver jusque là. Il avait l'impression qu'elles avançaient dangereusement vite. Elles étaient à présent suffisamment proche pour que lui aussi puisse en distinguer les occupants. Sur la barque la plus proche se tenait ce qui avait dû être un homme gigantesque. Tenant une énorme hache, il gardait son œil unique fixé sur le haut de la falaise.&lt;br /&gt;Détachant tant bien que mal son regard des barques, Syln regarda autour de lui, cherchant un moyen de retarder l'arrivé de ces êtres contre nature, mais il ne trouva rien sur le ponton qui put lui servir. Il entendit quelque chose derrière lui et levant la tête, il vit Kalen qui faisait de grands gestes désespérés en criant quelque chose. Comprenant qu'il ne pouvait rien faire ici, Il se dirigea rapidement vers la falaise, et commença à suivre le chemin escarpé qui montait le long de la paroi calcaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'il approchait du sommet, il entendit l'agitation qui s'était répandue dans tout le village. Des cris fusaient dans tous les sens, des enfants pleuraient, appelant leurs parents, et des femmes affolées cherchaient en tout sens leur progéniture. Kalen se précipita à sa rencontre :&lt;br /&gt;- Bon sang, que font-ils encore là? Où sont les hommes?&lt;br /&gt;- Partis à la chasse, et pas encore revenu, mais ce n'est pas le pire.&lt;br /&gt;D'un signe de la tête, Kalen désigna la forêt. Syln regarda dans cette direction et aperçu des formes mouvantes à l'orée des bois.&lt;br /&gt;- Il les as réveillés eux aussi. Il y a même Viran qu'on a enterré la semaine dernière. Et aussi un ours d'après ce qu'on m'a dit. Et d'autres encore qui viennent sûrement des autres villages. Je ne pensais pas qu'un jour je serais témoin des horreurs du passé. J'aurais préféré ne jamais l'être, et que tout cela ne reste que des histoires. J'ai l'impression d'être dans un des cauchemars que j'avais enfant.&lt;br /&gt;- Alors on ne peut pas se retirer dans la forêt, il l'a prévu et a bloqué notre retraite.&lt;br /&gt;- Pourquoi s'en prendre à nous, il n'y a pas de guerrier dans ce village, juste quelques chasseurs. Qu'est-ce qu'il gagnera à tous nous tuer?&lt;br /&gt;- Il fera passer un message, il dira à tous qu'il est de retour, et de nouveau tous connaîtrons la peur.&lt;br /&gt;Syln se tourna vers le sage du village, qui venait de répondre. Son visage était grave, et son regard fixait les barques qui approchaient dans leurs dos.&lt;br /&gt;Des cris s'élevèrent soudain autours d'eux, et la panique sembla s'emparer de chacun. Aussitôt le sage tourna les talons pour essayer de calmer les esprits affolés par les formes qui sortaient de la forêt pour s'approcher du village.&lt;br /&gt;- Qu'allons nous faire Syln? Il n'y a aucune issue.&lt;br /&gt;- Essaie de regrouper tout le monde, aide le sage à calmer les autres, j'ai peut-être une idée.&lt;br /&gt;Tournant les talons, Syln longea la falaise un moment et se dirigea vers les étables. Ses espoirs furent comblés lorsqu'il aperçu Lynn et Estiane non loin des bâtiments.&lt;br /&gt;- Gardiennes!&lt;br /&gt;Elles se tournèrent vers lui à son appel, et il put lire la panique dans leurs yeux.&lt;br /&gt;- J'ai besoin de votre aide, j'ai une idée qui pourra peut-être permettre à quelques uns d'entre nous de s'en sortir. Vous savez où sont les autres?&lt;br /&gt;- Quelque part dans le village, à la recherche de leurs enfants.&lt;br /&gt;- Syln, est-ce que ce sont vraiment eux? Cela ne se peut, il a été tué il y a des centaines d'années.&lt;br /&gt;D'un geste, Syln balaya la question de Lynn.&lt;br /&gt;- Qu'importe Lynn, l'heure n'est plus aux questions. Voilà ce que vous allez faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les gardiennes se regroupaient, Lynn et Estiane exposant son plan, Syln regagna la place où les habitants se rassemblaient. Il chercha le vieux sage du regard, sachant qu'il serait écouté s'il parlait. Repérant finalement le vieil homme, il lui fit signe et s'approcha :&lt;br /&gt;- J'ai demandé aux gardiennes de regrouper toutes les bêtes, et de les faire foncer sur les vifs-morts. J'espère que cela créera ne brèche par laquelle certains pourront fuir dans la forêt. Mais il faut faire vite.&lt;br /&gt;- Je vais faire passer le message. C'est de toute façon notre meilleure chance.&lt;br /&gt;Syln acquiesça, avant de regarder autours de lui. Il n'y avait sur la place que les femmes et les enfants, ainsi que les anciens du villages, et quelques adolescents qui n'avait pût participer à la chasse parce qu'ils étaient retenus par diverses tâches au village. Il réalisa qu'en dehors de lui et de Kalen, il n'y avait aucun homme pour défendre les habitants. Il fit alors signe à son apprenti.&lt;br /&gt;- Kalen, va chez le forgeron, prend toutes les armes que tu pourras trouver. Donnes en aux garçons les plus âgés, et aux femmes qui veulent aussi. N'oublies pas d'en garder une pour toi.&lt;br /&gt;Le jeune homme fit un signe pour montrer qu'il avait compris et commença à s'éloigner.&lt;br /&gt;- Attends, tu n'aurais pas vu Lyst? Et ma petite Lea?&lt;br /&gt;- Non, elles ne sont pas sur la place.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-2810250208475409041?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/2810250208475409041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=2810250208475409041&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/2810250208475409041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/2810250208475409041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/08/apprentissage.html' title='Apprentissage'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-208389382593238905</id><published>2009-08-21T16:13:00.004+02:00</published><updated>2009-08-21T16:17:36.985+02:00</updated><title type='text'>Faux départ</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: trebuchet ms;"&gt;Finalement le début de mon histoire ne me satisfait pas vraiment. Je me suis un peu trop inspiré de ce que j'avais pu écrire auparavant, comme si je n'étais pas vraiment partie d'une page blanche.&lt;br /&gt;Face à cette insatisfaction, j'ai décidé de reprendre depuis le tout début. En espérant que cette fois je serais motivée pour continuer avec plus d'assiduité. Je ne désespère pas de réussir un jour à finir une histoire. Après tout rien n'est impossible.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-208389382593238905?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/208389382593238905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=208389382593238905&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/208389382593238905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/208389382593238905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/08/faux-depart.html' title='Faux départ'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-7777726372964287450</id><published>2009-05-28T15:29:00.002+02:00</published><updated>2009-05-28T15:35:18.090+02:00</updated><title type='text'>I. Apprentissage (suite)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves/&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:donotpromoteqf/&gt;   &lt;w:lidthemeother&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt;   &lt;w:lidthemeasian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;   &lt;w:lidthemecomplexscript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt; 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Alors que dans son esprit elle revoit les images des événements de la veille, elle garde les yeux résolument fermés, sachant que si elle les ouvre et qu’elle voit devant elle la porte du placard, elle ne pourra faire autrement que d’accepter ces souvenirs comme étant la réalité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: lucida grande;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;- si je garde les yeux fermé, et que je le souhaite très fort, alors peut-être que tout ça ne sera qu’un cauchemar. Maman sera au bord de mon lit pour me réconforter, et papa criera très fort pour faire fuir les monstres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: lucida grande;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les paupières serrées, Leanora attend le moment où elle entendra la voix de sa mère. Peu à peu elle prend conscience des bruits qui l’entourent. Elle entend le vent qui souffle dans les branches, et se demande si la fenêtre est ouverte. Sur sa gauche il y a une douce chaleur, et bientôt les crépitements d’un feu se font entendre. Cherchant d’autres indices sur ce qui l’attend lorsqu’elle ouvrira les yeux, elle tend de nouveau l’oreille, en quête d’autres bruits. Son cœur manque un battement alors qu’elle perçoit un bruit de pas non loin d’elle. Le hululement d’une chouette la fait soudain sursauter, et elle ne peut retenir le cri qui s’échappe de sa bouche. Les yeux ouverts, fixés sur le sol, elle voit deux paires de bottes qui s’approchent d’elle. Persuadée à présent que les morts-vivants l’ont trouvé et qu’ils vont la tuer, elle hurle de nouveau, tourne les talons, et s’enfuie à travers les arbres. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:100%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: lucida grande;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Elle court à perdre haleine depuis ce qui lui semble être une éternité. Autours d’elle, elle ne voit qu’arbres, buissons et rochers. Trébuchant soudain sur une racine, la petite fille s’étale de tout son long sur le sol dur. Serrant les dents pour ne pas pleurer, elle se retourne vivement, persuadée de voir des mains squelettiques s’approcher pour la saisir. Elle pousse un soupir de soulagement en constatant qu’il n’y a personne derrière elle. Apercevant un ruisseau, elle se rend compte qu’elle est assoiffée, et que son ventre commence à protester bruyamment contre l’absence de déjeuner. Le soleil qu’elle devine à travers les arbres lui indique que la mi-journée n’est pas loin. Jamais elle n’était restée aussi longtemps sans manger. Ayant étanché sa soif, la petite fille blonde regarde autours d’elle pour trouver des baies pour apaiser quelques peu sa faim. Elle regrette un instant que sa mère ne lui ait pas encore appris à reconnaître les racines comestibles, et songe qu’il faudra le lui demander dès qu’elle l’aura retrouvée. Constatant avec dépit qu’aucun des buissons autours d’elle ne porte de fruits, elle fait de nouveau un tour d’horizon, cette fois dans le but de se repérer. Elle essaye de se souvenir des rares fois où elle est venue dans la forêt en compagnie de son père, mais n’ayant eu qu’à le suivre, elle n’avait pas du tout fait attention au chemin qu’ils avaient emprunté. Secouant la tête d’impuissance, elle regarde de nouveau le ruisseau, se souvenant alors qu’un ruisseau coulait aussi non loin de leur village, pour rejoindre ensuite Rythen, aussi surnommée la rivière plongeante car sa course se finissait en cascade du haut de la falaise. Si ce ruisseau est le même, alors il lui suffit de suivre son cours pour rejoindre son village. N’ayant aucune autre idée, la petite fille décide de suivre le cours d’eau, songeant que le plus souvent les villages se bâtissaient à proximité de l’eau courante, du moins c’est ce que l’ancien disait, et que si celui-ci ne menait pas à son village, il mènerait sans doute à un autre où elle pourrait demander son chemin. Ragaillardie à l’idée de rentrer bientôt chez elle, Leanora se met aussitôt en route. Marchant d’un bon pas, elle tâche d’oublier sa faim en récitant le nom des arbres qu’elle croise. C’est son père qui lui a appris à reconnaître les différents arbres de la forêt. Habile de ses mains, il était le charpentier du village. Chaque jour il fabriquait des meubles plus beaux les uns que les autres. Elle se souvenait de cette fois où il lui avait promis un nouveau lit. Il avait dit qu’il lui montrerait comment il faisait, du début à la fin. Aussi ce dimanche là, il l’avait emmené à l’entrée de la forêt, pour choisir l’arbre à partir duquel il ferait le lit. Expliquant les avantages et les inconvénients de chaque type d’arbre, il lui avait appris à les reconnaître d’après l’écorce, les feuilles et parfois les fruits de chaque espèce. Sur le chemin du retour, guidant les chevaux qui tiraient l’arbre abattu, elle avait récité tout ce qu’elle avait appris ce jour là, sûre d’impressionner Enyn avec tout ce qu’elle savait et que lui ne savait pas. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: lucida grande;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Alors que le soleil finit sa course et que la pénombre commence à envahir les bois, Leanora sent sa peur qui revient. Regardant derrière elle avec angoisse, elle se demande ce qu’elle doit faire. Elle avait marché tout l’après-midi sans apercevoir l’orée du bois, ne s’arrêtant que pour cueillir les fraises et les mûres qu’elle avait trouvé sur son passage. Elle appréhende de continuer à marcher dans le noir, mais la peur d’être toujours poursuivie la reprend soudain, et elle décide de continuer à marcher. Alors que le dernier rayon de soleil disparaît à travers les arbres, les bruits de la nuit commencent à se faire entendre. La petite fille réalise soudain que c’est la première fois qu’elle se trouve loin du village pendant la nuit. Prenant garde à ne pas buter contre des pierres ou des racines, elle avance avec lenteur, ayant du mal à distinguer le sol dans la pénombre grandissante. Alors qu’elle relève la tête pour s’assurer qu’elle suit toujours le ruisseau, elle aperçoit au loin une faible lumière rougeoyante. La petite fille bondit alors de joie devant cette apparition alors que les pensées fusent dans son esprit. « Le feu de la grande place, ils l’ont allumés pour que je me repère, c’est le feu du village. Maman doit m’attendre à côté. ». Moitié courant, moitié trébuchant, Leanora se précipite vers la lumière salvatrice, sortant bientôt de la forêt. Coupant à travers champs et pâturages, elle passe sous les barrières qui la séparent de ceux qu’elle aime. Courant à perdre haleine, elle remarque soudain quelque chose d’étrange. Alors que plusieurs champs la séparent encore de l’entrée du village, elle sent l’odeur de la fumée, et la chaleur du feu sur sa peau et à travers sa robe légère. Ralentissant, elle regarde avec plus d’attention vers le village. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: lucida grande;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; font-family: lucida grande;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Figée, incapable de bouger, Leanora contemple avec horreur son village en flamme, alors qu’aux ombres qu’elle aperçoit au loin se superpose les images du mort-vivant à la hache et de celui au bras coupé. Les événements de la nuit précédente reprennent vie dans son esprit, et la petite fille fait demi-tour à toute allure, les mains plaquées sur la bouche pour retenir ses cris et les joues baignées de larmes. Elle sait qu’elle doit vite retourner sous le couvert des arbres, pourtant ses jambes ont du mal à la porter et elle lutte à chaque barrière qu'elle doit franchir, incapable de coordonner ses mouvement pour les franchir comme elle l'a toujours fait. Arrivant enfin dans la forêt, elle ralentit quelque peu, puis se retourne pour s’assurer qu’on ne l’a pas suivi. A cet instant, une ombre immense fond sur elle, la saisissant d’un seul bras avant de plaquer une main sur sa bouche pour l’empêcher de crier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-7777726372964287450?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/7777726372964287450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=7777726372964287450&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/7777726372964287450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/7777726372964287450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/05/i-apprentissage-suite.html' title='I. Apprentissage (suite)'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-4133345545308439196</id><published>2009-05-23T11:02:00.010+02:00</published><updated>2009-05-28T13:58:17.312+02:00</updated><title type='text'>I. Apprentissage</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;Un rire, une chansonnette qui lentement s'envole par la fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="text-align: center;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Fille je suis, femme je serai&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Quel sera ce don, par la nature donné&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Des animaux serai-je l'amie&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Quand trop de soleil, ferai-je venir la pluie&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;A tous, donnerai-je la santé&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Honneur suprême, des jeunes serai-je le bouclier&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Virevoltant dans la pièce, une petite fille blonde aux yeux bleus récite en riant la comptine que le vieux sage du village a apprise aux enfants. Entre deux tours de table, elle prend de la farine qu'elle lance sur la pâte  que sa mère prépare, un grand sourire éclairant son visage devant la joie de vivre de sa petite Leanora. Son rire se joint à celui de sa fille lorsque celle-ci trébuche, envoyant voler la farine qui retombe sur elles. Sans doute devrait-elle la gronder d'avoir gâché tant de farine en ne faisant pas attention, mais elle sent au fond d'elle-même qu'elle n'a pas le droit de briser cet instant de pur bonheur. Et de nouveau Leanora virevolte dans la pièce, faisant s'envoler la farine qui la recouvre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je suis la reine des neiges&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Son sourire s'est figé alors que sa fille continue de tourner, ne semblant pas se rendre compte que les cris qui parviennent du dehors n'ont plus rien à voir avec les cris de joie habituels des enfants du village. Un instant elle pense que se sont les loups qui attaquent les troupeaux, mais elle sait bien que cela ne déclencherait pas une telle panique, quand il suffit aux gardiennes de conjuguer leurs efforts pour calmer les bêtes et convaincre les loups d'aller chasser d'autres proies.&lt;br /&gt;Leanora ne danse plus, elle a remarqué la peur sur le visage de sa mère, et à présent elle aussi écoute les cris lointains au dehors. Toutes deux sursautent alors que la porte s'ouvre d'un seul coup sur le père de Leanora, qui se précipite vers le mur du fond pour y décrocher son épée. C'est ce geste, plus que tout le reste, qui fait naître la peur dans le cœur de la petite fille blonde.&lt;br /&gt;- Leanora, va dans le placard !&lt;br /&gt;- Syln, que se passe-t-il ? demande alors sa mère en regardant avec angoisse son mari qui barricade la porte avant de prendre leur fille unique par la main pour l'enfermer dans le placard.&lt;br /&gt;Se tournant de nouveau vers la porte, l'épée levée, Syln répond :&lt;br /&gt;- Les morts-vivants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence s'est fait dans la maisonnette, alors qu'au dehors raisonnent encore quelques cris, assourdis par le bruit du fer croisant le fer.  Une odeur de fumée acre pénètre les narines de Leanora, blottie au fond de son placard. L'espace d'un instant, elle imagine que c'est la tarte qui brûle, et elle se penche pour ouvrir la porte et prévenir sa mère, quand elle se rappelle que la tarte n'est pas finie, les pommes ne sont même pas épluchées encore, alors la tarte ne peut pas brûler. Bougeant sans bruit dans l'espace réduit du placard, elle vient coller son oeil à la fente entre deux planches mal ajustées. Regardant vers la porte, elle voit son père qui attend, les muscles tendus, alors qu'un peu en retrait sa mère regarde tour à tour la porte et les fenêtres, les jointures blanchies tant elle sert fort son rouleau à pâtisserie.&lt;br /&gt;Un énorme bruit sourd les fait tous sursauter. De l'autre côté, on essaye d'enfoncer la porte. Leanora entend ceux que son père a appelé des morts-vivants parler dans une langue qu'elle ne comprend pas. Soudain, un pan de la porte vole en éclat, arrachant à sa mère un petit cri de surprise. Un autre coup ébranle le panneau de bois et laisse apparaître une énorme hache émoussée. Par le trou, Leanora voit apparaître une main d'une couleur étrange. Elle se colle un peu plus à la fente pour mieux voir, se demandant comment il se fait que la peau paraisse d'une couleur marron verdâtre. Alors que la main avance un peu plus pour tenter de repousser ce qui les empêche d'ouvrir la porte, l'épée de son père s'abat, coupant net le bras de l'intrus. Le cri de douleur qui retentit semble totalement inhumain. La hache arrache un autre morceau de la porte, permettant à la petite fille de voir le visage de celui qui la tient. Les mains plaquée sur la bouche, elle retient un hurlement d'horreur. Elle ne veut pas que cette chose sache qu'elle est là, parce qu'alors elle risquerait de la toucher, et elle est sûre que ce contact seul la tuerai. Un sourire carnassier apparaît sur le visage décomposé du porteur de hache, étirant les lambeaux de peau qui s'accrochent encore à son visage, alors que son oeil unique se fixe sur Syln. Il avance un bras osseux qui repousse avec force les meubles placés devant la porte, heurtant au passage l'homme qui tente de défendre sa maison. Alors que sa mère se précipite pour l'aider, Leanora voit son père l'en empêcher d'un geste, pour se remettre ensuite debout avec une grimace de douleur. Il se remet face à la porte, l'épée levée, prêt à se battre pour défendre sa famille contre ces monstres revenus des enfers. Repoussant ce qui reste de la porte, faisant tourner sa hache, le premier mort-vivant franchis le pas de la porte, bientôt suivis de deux autres, dont l'un tient son bras coupé contre lui. Syln recule devant un coup de hache, et empêche de son épée le troisième assaillant de le contourner pour attaquer sa femme. Il jette un rapide coup d'œil autour de lui, se demandant comment il va pouvoir lui permettre de s'échapper. Cet instant d'inattention permet à l'agresseur de lui assener un puissant coup de hache à l'épaule, l'envoyant au sol.&lt;br /&gt;Terrée dans son placard, Leanora voit sa mère se précipiter au secours de son père. Sans prêter la moindre attention aux trois monstres face à elle, elle pose les mains sur la blessure et canalise son énergie pour la guérir. Mais alors que la blessure commence à fermer, une énorme masse en fer la fauche de plein fouet, l'envoyant voler à l'autre bout de la pièce. Un cri déchire le coeur de la petite fille, qui ne franchit pas ses lèvres, alors qu'elle voit le corps de sa mère reposer sans bouger au milieu de la farine. C'est à peine si elle remarque son père qui, comprenant soudain qu'il n'aura jamais le dessus, saute à travers la fenêtre, entraînant dans son sillage les trois monstres, aussi loin qu'il le peut de sa chair et de son sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sombre, il fait si sombre. La nuit est tombée depuis longtemps sur la maisonnette dans laquelle une petite fille se terre. Cachée dans son placard, Leanora écoute les va-et-vient des morts-vivants, alors que fusent des ordres qu'elle ne comprend pas. Elle tremble de peur chaque fois qu'elle entend des pas lourd se rapprocher de sa cachette, persuadée que l'un d'eux va finir par la découvrir. Les rares fois où la maison retombe dans le silence, elle se demande si elle doit essayer de fuir, mais elle est incapable de bouger. Et puis, elle sait qu'elle doit attendre. Elle doit attendre puisque sa mère va se réveiller et lui dire que tout va bien, que tout est finit. Son père entrera alors dans la maison en riant fort, comme il en a l'habitude, et il racontera comment il a fait fuir tous ces monstres horribles. Pour fêter ça, sa mère préparera du lait de poule chaud, avec du miel dedans. Tant pis s'il n'y a pas de tarte pour aller avec. Et puis son père râlera sans doute parce que la porte est cassée, et il se lèvera tôt pour aller couper du bois et débiter des planches pour la réparer. Alors elle attend, retenant son souffle chaque fois que l'un de ces monstres passe devant sa cachette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'est endormie, rompue de fatigue. Dans le village, le calme est revenu peu à peu. La petite fille a lutté de toute ses forces pour restée éveillée, mais le sommeil a fini par l'emporter. Réfugiée dans ses rêves d'enfants, elle n'entend pas les hommes entrer dans la maison. Elle ne les voit pas qui s'approchent de sa mère pour emporter doucement son corps rompu au dehors, avant de revenir faire un tour rapide de la maison, cherchant d'autres corps à emporter, ou peut-être, avec un peu de chance, des survivants. Plusieurs fois, ils passent à côté du placard sans entendre la respiration apaisée de la petite fille. Ils s'apprêtent à présent à s'en aller, sachant très bien qu'il ne fait pas bon rester dans le coin. Ils ont eu raison des quelques sentinelles, mais au loin sur la mer, la menace de l'île noire pèse sur eux, rappelant que l'ennemi est proche, et qu'il va bientôt revenir. Alors qu'ils jettent un dernier regard sur le village, un autre homme s'approche.&lt;br /&gt;- Vous l'avez trouvé?&lt;br /&gt;- Qui donc?&lt;br /&gt;- La fille de Syln, aucun des corps retrouvés n'est le sien.&lt;br /&gt;- Il n'est pas dans leur maison.&lt;br /&gt;Pris d'un doute, ils retournent voir. Et cette fois, l'un d'eux ouvre la porte d'un petit placard, trouvant à l'intérieur une petite fille endormie. Elle ne se réveille pas alors que l'homme la sort doucement de sa cachette. Elle ne se réveille pas plus alors qu'il la prend contre lui sur le dos de son cheval. Ses yeux restent fermés alors que le cheval se met en route, l'emmenant loin du danger, loin de sa maison, loin de son père qu'elle ne reverra plus, et loin de sa mère qui ne se réveillera plus jamais.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-4133345545308439196?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/4133345545308439196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=4133345545308439196&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/4133345545308439196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/4133345545308439196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2009/05/i-apprentissage.html' title='I. Apprentissage'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-8067682256153752467</id><published>2008-10-10T16:05:00.004+02:00</published><updated>2008-10-10T16:07:41.393+02:00</updated><title type='text'>Les Mots (illustration)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_ROeoLaxXHWY/SO9hUGi8g6I/AAAAAAAAAAM/YJDPGyShJSc/s1600-h/LesMotsIllus1.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_ROeoLaxXHWY/SO9hUGi8g6I/AAAAAAAAAAM/YJDPGyShJSc/s320/LesMotsIllus1.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255526288147121058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family: trebuchet ms;"&gt;Voici une petite *illustration* de l'article "les mots" de Lea.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-8067682256153752467?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/8067682256153752467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=8067682256153752467&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/8067682256153752467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/8067682256153752467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2008/10/les-mots-illustration.html' title='Les Mots (illustration)'/><author><name>Rynn</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_ROeoLaxXHWY/SO9hUGi8g6I/AAAAAAAAAAM/YJDPGyShJSc/s72-c/LesMotsIllus1.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-3634556130517129171</id><published>2008-10-09T21:45:00.003+02:00</published><updated>2008-10-13T08:42:05.745+02:00</updated><title type='text'>Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paris. L'un de ces endroits où j'arrive à me sentir seule alors que je suis entourée de milliers de gens. Une ville immense remplie d'inconnus qui évitent de croiser ton regard. Une ville où, anonyme, je me fonds parmi les anonymes. Je ne suis personne, et je suis tout le monde. Un peu de cette dame qui regarde avec appréhension les jeunes dans le métro, un peu de cet homme fatigué qui a juste envie de rentrer, un peu de ces jeunes qui se cherchent encore, un peu de cette jeune fille perdue dans ses pensées, un peu de ce lycéen plongé dans son roman... J'avance au hasard, laissant mes pas me guider vers un endroit inconnu, suivant les berges de la seine, m'enfonçant dans des ruelles, traversant un parc... J'avance puisque mes pieds me portent encore, puisque je ne sens pas la fatigue. Je fends la foule, croise des centaines de visages que j'oublie aussitôt. Dans cette foule disparate, je me plais à oublier mon existence. Ici, au milieu de ces inconnus, je ne suis rien et n'existe pas, ma vie n'a aucune importance car pour eux je ne suis rien. Je me complais dans mon invisibilité imaginée. Puisque que je ne suis pas, que mon existence n'est rien, alors mes problèmes eux aussi ne sont plus. Je me sens légère, libre, libérée... Alors soulagée je fais demi-tour, et mes pieds fatigués me ramènent tant bien que mal vers un lieu qui n'est pas vraiment chez moi, mais où je vis pourtant. Combien de temps ai-je marché? Je suis bien incapable de le dire. Ici je vois la lune qui apparait dans le ciel encore bleu, et le soleil qui lentement disparait à l'horizon. Je laisse l'instinct guider mes pas, retrouver le chemin qui m'a conduite ici, jusqu'à ce qu'enfin je me repère, reconnaissant un endroit déjà visité, et pressant l'allure, comme pour laisser loin derrière moi les problèmes qui pendant un moment ont cessé d'exister, je prends le chemin du retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris. Une ville que je n'aime jamais tant que tôt le matin, lorsque les derniers fêtards regagnent leur lit et que les travailleurs dorment encore. Paris vide, Paris silencieuse, Paris matinale, fraiche et propre. Paris comme nouvelle, lavée de la veille, pas encore salie par aujourd'hui. Paris qui pendant un moment, un bref instant où je suis seule dehors, Paris qui m'appartient. Et voilà Paris qui revient à la vie, qui s'éveille lentement, qui commence une nouvelle journée, remplie d'agitation. Paris qui n'est plus à moi, et qui me voit regagner, un dernier sourire flottant sur les lèvres, l'antre de mes angoisses et de mes nuits sans fin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-3634556130517129171?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/3634556130517129171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=3634556130517129171&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3634556130517129171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/3634556130517129171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2008/10/paris.html' title='Paris'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-2787019126457579711</id><published>2008-10-09T21:08:00.004+02:00</published><updated>2008-10-10T16:28:57.316+02:00</updated><title type='text'>Les mots</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les mots... Ceux que l'on aime, ceux que l'on déteste, ceux qui font plaisir à entendre et ceux qu'on ne devrait jamais prononcer. Les mots qui expriment une idée, une envie, une pensée, un sentiment... Les mots sans qui nous serions bien incapables de nous comprendre les uns les autres, quand il est déjà si dur de le faire avec. Ces mots que je cherche et qui ne viennent pas. Ces mots qui passent devant mes yeux, que je vois mais n'arrive pas à attraper. Ils me fuient, ils ne veulent pas que je les trouve. Et ma page reste blanche, vide de mot, vide de pensée, d'idée, de sentiment et d'envie. Vide de toute ces choses qui font la vie. Une phrase me vient, mais déjà elle m'échappe, et mon crayon reste suspendu au dessus de ma page, blanche et pure, innocente, qui ne connait encore rien de la vie.&lt;br /&gt;J'aimerais pouvoir, une fois, un instant, capturer la pensée, le sentiment, l'envie qui m'étreint. Mettre sur le papier les mots qui le mieux la décriraient, pour lui donner vie enfin. Et ainsi, pour un instant, quand des yeux inconnus se poseront sur ces mots, ils comprendront, ressentiront, et cette idée, cette envie, ce sentiment deviendra le leur. Ces mots, qui me permettraient de tant partager, de tant donner, restent insaisissables. Ils frôlent mes pensées et me narguent, ils sont si proches que je les entends parfois, un court instant. Puis, comme un rêve s'estompe au réveil, ils s'embrouillent et se mêlent, s'effilochent et disparaissent, ne laissant derrière qu'une impression, une vague idée de ce qu'ils ont pu être, et de ce qu'ils exprimaient.&lt;br /&gt;Et je reste, face à ma feuille toujours blanche, le crayon suspendu, le souffle court, cherchant à rattraper ces mots qui déjà ne sont plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais tant trouver les mots, trouver les phrases. Raconter une histoire, cette histoire. J'aimerais que soudain, un esprit donne vie à ces pensées, que l'histoire devienne celle de quelqu'un d'autre. Que pendant un court moment, fictive ou réelle, une histoire prenne vie. Je voudrais trouver ces mots qui rendent le lecteur haletant, impatient de voir les mots qui viennent ensuite, incapable de se sortir des mots, des pensées et des sentiments. Je voudrais trouver les mots qui font que l'homme se sent soudain petite fille, que la jeune femme se voit vieille et l'accepte, que l'adolescent trouve un écho à sa révolution intérieure...&lt;br /&gt;Ces mots, qui sont tout et ne sont rien. Ces mots qui ensembles peuvent dire tant de choses. Ces mots qui seuls ne sont que des mots.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-2787019126457579711?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/2787019126457579711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=2787019126457579711&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/2787019126457579711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/2787019126457579711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2008/10/les-mots.html' title='Les mots'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5925885327017768826.post-733165429951169764</id><published>2008-10-09T20:56:00.004+02:00</published><updated>2008-10-10T16:25:12.491+02:00</updated><title type='text'>Introduction</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis toujours j'ai cette envie d'écrire, de partager à travers des mots et des histoires des émotions fictives ou réelles avec d'autres personnes. Je trouve qu'il n'y a rien de plus merveilleux que de réussir à faire voyager quelqu'un grâce à de simples mots.&lt;br /&gt;J'ai lu tellement d'histoires merveilleuses qui m'ont propulsée dans des pays enchantés, sur des îles désertes ou en pleine scène de crime. A mon tour j'ai envie d'essayer de faire voyager d'autres personnes. Je suis bien loin des grands écrivains mais j'espère que mes textes plairont néanmoins à quelques uns.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5925885327017768826-733165429951169764?l=leanorastory.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leanorastory.blogspot.com/feeds/733165429951169764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5925885327017768826&amp;postID=733165429951169764&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/733165429951169764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5925885327017768826/posts/default/733165429951169764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leanorastory.blogspot.com/2008/10/introduction.html' title='Introduction'/><author><name>Leanora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02459345286443527476</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_9G85t88W5aA/SO5Seb6wjRI/AAAAAAAAAAM/6fd2GFZKW68/S220/244581_X53D8PHFTZKF8LL5L65M6WQPGJXE3Z_sans_titre14_H124315_L.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
